« Il ne peut y avoir pardon que là où l’on peut accuser quelqu’un, le présumer ou le déclarer coupable. Et l’on ne peut accuser que des actes imputables à un agent qui se tient pour leur auteur véritable. En d’autres termes, l’imputabilité est cette capacité, cette attitude, en vertu de laquelle, des actions peuvent être mises au compte de quelqu’un. […] L’imputabilité constitue à cet égard une dimension intégrante de ce que j’appelle l’homme capable. »
Paul Ricœur, La mémoire, l’histoire, l’oubli, coll. « Points », Paris, Editions du Seuil, 2000, p. 596-597.
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