« Si je peux bien vouloir la violence, je ne peux en aucune manière vouloir une loi universelle qui commanderait d’être violent. D’abord, tout simplement, parce que je ne peux pas vouloir que l’autre homme recoure à la violence à mon encontre pour satisfaire ses propres besoins. En revanche, je peux vouloir que la maxime de non-violence qui exige de moi que j’agisse en respectant l’humanité de l’autre homme devienne une loi universelle. Il apparaît alors clairement que la non-violence est une loi universelle, c’est-à-dire le principe objectif d’après lequel tout être raisonnable doit agir ».
Emmanuel Kant, Fondements de la Métaphysique des mœurs, Delagrave, p. 105.
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