L ' A C A D E M O S

Pensée du 30 juin 11

« (…) Rien n’est plus commun ni plus ordinaire que de se tromper lourdement entre l’existence réelle des corps qui sont hors de nous et l’existence objective des perceptions qui sont dans notre esprit. Nos perceptions elles-mêmes sont distinguées de nous, et entre elles, autant qu’elles aperçoivent les objets présents, et leurs rapports, et les rapports de ces rapports. Ce sont des pensées, en tant qu’elles nous rapportent les images des choses absentes ; ce sont des idées, en tant qu’elles nous rapportent les images des objets qui sont en nous. Cependant toutes ces choses ne sont que des modalités, ou manières d’exister de notre être, qui ne sont pas plus distinguées entre elles ni de nous-mêmes que l’étendue, la solidité, la figure, la couleur, le mouvement d’un corps, le sont de ce corps. »

Marquis de Sade, « Dieu, l’immortalité de l’âme et autre chimères », in Histoire de Juliette, ou les prospérités du vice.

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