L ' A C A D E M O S

Pensée du 05 août 11

« Si la découverte de l’erreur ne tarde pas à faire disparaître le réalisme naïf, qui est la première croyance de l’esprit humain et qui fait considérer ses idées comme absolument semblables aux choses, ont peut dire aussi qu’elle marque l’avènement de la critique. Elle prouve, en effet, que l’esprit humain ne connaît pas toujours les choses telles qu’elles sont ; il ajoute à ce qu’il reçoit ; souvent il le modifie ; la connaissance n’est pas indépendante du sujet qui connaît. On arrive ainsi à cette conception des choses à laquelle Kant a donné une forme définitive et qu’on appelle la philosophie critique. »

Victor Brochard, De l’erreur

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