L ' A C A D E M O S

Pensée du 29 octobre 10

« Philosophiquement je suis athée, personnellement je suis croyant »

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GRILLE DE LECTURE

Peut-être est-ce la distinction entre le cœur et la raison ? Pourquoi les distinguer d’ailleurs ? Ma raison aime Jésus et Bouddha autant que mon cœur est convaincu qu’il est raisonnable d’y croire. Je parlerai d’intersections multiples qui consolident mes quêtes intérieures même si ma foi vient de ma vie d’enfance et ma raison est une construction d’adulte. Cet enfant est toujours en vie en moi et il sera toujours. Aucun des deux n’a tort ou est plus dans la vérité que l’autre pour moi, car je suis ces deux êtres, ni la somme, ni la multiplication, seulement, indissociablement l’un et l’autre.

Dans “Socrate Jésus Bouddha”, Frédéric Lenoir écrit : “La résurrection est au cœur de la foi chrétienne… L’historien ne peut guère se prononcer sur une telle énigme… tous les textes chrétiens anciens en parlent, et cette question ne fait absolument pas débat pour les premiers chrétiens… Trois hypothèses pour l’historien : soit les disciples de Jésus ont menti ; soit ils ont été victimes d’un leurre ou d’une hallucination collective ; soit, enfin, ils disent vrai et ont vraiment vu Jésus ressuscité d’entre les morts, ce qui reste une totale énigme pour la raison humaine” mais un bienfait inégalable pour le cœur.

Luc Ferry dans “Apprendre à vivre” nous explique la ‘stratégie’ employée envers le cosmos des penseurs grecs. La résurrection est plus qu’un miracle, c’est l’ouverture des portes du ciel, du Paradis, la vie éternelle avec les siens que l’on retrouve. Je ne suis pas trop d’accord que  Jésus nous promettait nécessairement une résurrection des corps, une possession que l’on pourrait garder là haut. Ses apparitions en chair et en os étaient un moyen de donner des preuves de cette transformation. Quoi qu’il en soit, je suis heureux que cela reste un mystère, car ma foi en dépend fortement. Cela me permet de ne pas regretter le passé heureux et de ne pas craindre des futurs plus sombres. Cela rend solide ma sagesse philosophique. En étant provocateur, ma pensée philosophique sans Dieu n’est possible qu’avec Dieu. Et, Jésus comme Bouddha ont su nous donner beaucoup de liberté qui est le fondement de notre recherche de vérité.

Publié le octobre 28, 2010 par bgn9000

(http://memoirevampire.wordpress.com)

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