L ' A C A D E M O S

Pensée du 10 octobre 11

Nkrumah et les coups d’Etats

« Les coups d’Etat sont une forme de lutte tentant à la prise du pouvoir politique (…) tant que le continent africain n’achèvera pas son unification politique, il y a aura encore des coups d’Etat. Tous ces coups d’Etat sont les conséquences d’une même situation : il existe d’une part les puissances néo-colonialistes qui manœuvrent les Etats néo-colonialistes en donnant leur appui aux élites réactionnaires bourgeoise dans leur lutte pour le pouvoir ».

Nkrumah K., La lutte des classes en Afrique, tr. fr. Marie-Aïda Bah-Diop, Paris, Présence Africaine, 1972, p.57, p. 61.

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GRILLE DE LECTURE

C’est en 1970 que Nkrumah écrit Class struggle in Africa et déjà, en grand visionnaire, il avait pressenti les évènements qui agitent notre continent en 2011. Les coups d’Etat dont sont victimes nos gouvernements – en Côte d’Ivoire et en Libye – prouvent bien que Nkrumah avait raison : les puissances coloniales n’ont pas cessé de l’être et comme toujours, elles appuient les mouvements de la bourgeoisie africaine. Les rebelles sont ainsi transformés en « combattants républicains », en « Conseil National de Transition », etc. dans le seul but de continuer de dominer l’Afrique. Mais Nkrumah ne fait pas que diagnostiquer le problème : il propose une solution : l’unification politique de l’Afrique de sorte que les institutions de notre continent soient assez fortes pour résister aux assauts impérialistes de l’Occident. Qui oserait lui donner tort ?

Jean Eric BITANG

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