L ' A C A D E M O S

Pensée du 29 décembre 09

« La philosophie comme interprétation ne saurait en effet oublier l’art sans se trahir elle-même »

JEAN GRANIER, Art et vérité

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GRILLE DE LECTURE

La philosophie et l’art entretiennent des rapports très étroits. Il échoit aux philosophes le mérite d’avoir haussé jusqu’au concept l’analyse de l’art en essayant d’élucider la nature des messages dont l’art serait le véhicule. Ici, Jean Granier semble attirer notre attention sur le concept de l’interprétation qui peut servir de courroie de transmission, ou mieux, de lieu de connexion entre la philosophie et l’art. Comment cela est-il possible ?

Il semble que l’attitude du philosophe envers l’art obéisse généralement à des motivations mouvantes, en relation avec leurs « typologies ». Et qu’ainsi, en philosophie, on serait loin de toute rigueur scientifique. C’est tout comme dans le domaine de l’art, où aucune normativité ne prévaut, si ce n’est celle de l’artiste et de son inspiration. La philosophie serait donc un art des interprétations.

Dans ces conditions, l’on comprend que la philosophie ne saurait s’affranchir de l’art sans se mordre la queue. Mais la question demeure : la philosophie n’est-elle qu’interprétation ? La philosophie et l’art ne sont-elles jamais soumises à quelque règle objective que ce soit ? Ces questions sont sur le point de remettre en cause la grille de lecture proposée. Cela n’empêche que nous puissions poursuivre ensemble la recherche.

Emmanuel AVONYO, op

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