« La moralité, en général, est cette qualité des actes humains en vertu de laquelle les uns sont appelés bons et honnêtes et les autres mauvais et déshonnêtes. On distingue deux sortes de moralité, selon qu’on se place au point de vue de l’objet, ou au point de vue du sujet : la moralité matérielle ou objective, et la moralité formelle ou subjective. La moralité objective est celle qui appartient aux objets auxquels la volonté se porte et par suite aux actes que nous accomplissons pour atteindre ces objets. Les actes sont donc spécifiés moralement par leurs objets, qui sont tour à tour le principe des actes humains et leur terme, et, par là, leur servent de mesure… La moralité subjective est celle qui résulte du jugement pratique formé par la raison en tant qu’il exprime l’intention de conformer l’acte au bien absolu et à la loi morale, telle du moins que l’intelligence la connaît et qu’elle peut l’observer. »
Régis JOLIVET, Précis de philosophie, Procure des Frères de l’Instruction chrétienne, 1933, p. 137-138.
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