Archive for janvier 3rd, 2010

Parité, question de genre

Le Billet de Mejnour 77

Au principe de tout contrat se posent les éléments fondamentaux caractéristiques de l’homme : la liberté et l’égalité qui débouchent sur tous les liens sociaux connus. Y compris le mariage.

Et si le mariage fait – hélas – l’objet d’un contrat, c’est que, subtilement mais vraiment, tous les droits dévolus à l’homme par nos démocraties-phallocraties modernes sont naturellement reconnus à la femme. Il faut maintenant qu’ils soient reconnus explicitement, à la lettre, suivant l’esprit et conformément à la vérité de la nature féminine.

L’on n’a voulu célébrer que la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Plaise à l’histoire de considérer aussi et au même titre que l’autre, la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Simple question de bon sens. Et de parité !

Chers pairs dans la pensée, Mejnour vous salue !

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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Pensée du 03 janvier 10

« Comment raconter sans choisir ? Comment choisir sans trahir ? »

ANDRE COMTE-SPONVILLE, Une éducation philosophique

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GRILLE DE LECTURE

Les questions que pose André COMPTE-SPONVILLE sont aussi profondes qu’elles nous laissent sur d’autres interrogations. Nous laisser sur d’autres interrogations, cela est une attitude philosophique, puisqu’en philosophie les questions sont toujours questionnantes. Au fond de ces questions qui invitent à penser se trame l’idée selon laquelle on ne peut pas raconter sans choisir de même qu’on ne peut pas choisir sans trahir.

Raconter c’est trier, c’est une disposition de l’esprit à choisir ce qu’il faut dire. C’est s’éduquer quand on sélectionne ce qu’on dit. Une éducation à la concision dans l’art oratoire, une éducation à ne pas dire tout ce qui nous vient à l’esprit. L’acte de penser va ensemble avec ce que l’on exprime. La dispersion dans le dire est signe du désordre intérieur, d’un bouleversement dans la pensée. Pas plus tard qu’hier Heidegger disait : « penser c’est se limiter à une unique idée », nous avons souligné que c’est une invite au choix ; et comme l’acte de penser s’incarne dans le dire, par implication, dire c’est choisir, parce que, qui choisit se limite. Le choix dans le dire est trahison de la pensée. Puisque le dire est déjà une interprétation, une interprétation de la pensée, de ce que l’on conçoit.

Mervy Monsoleil AMADI, op

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