Langage inclusif

Le Billet de Mejnour 76

« Quand je dis homme, j’embrasse la femme ». Cette phrase entendue au cours d’une conférence paraît bien célébrer les femmes et les hommes qui se battent, se débattent et débattent de l’inclusion du genre et de la gent féminins (ouf, l’accord est hélas, masculin) dans toutes les questions qui agitent l’actualité socio politique.

Au nom de l’émancipation de la femme, il est de plus en plus question de ménager les susceptibilités. Tout est bien tant que cela, finalement ne débouche pas sur une certaine condescendance au détriment, malheureusement de nos charmantes femmes, sœurs et filles ! S’astreindre à dire systématiquement le féminin est certes, très agréable. Ce qui a l’air d’une célébration de la femme peut tout à fait se laisser assimiler à quelque précaution pour ne pas froisser. Cela empêche-t-il que le locuteur soit misogyne ?

Sinon, à quoi bon s’astreindre à user de ce langage inclusif qui exclut ?

Mesdames et Messieurs, chers compagnons, Mejnour vous salue !

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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