Apatride

Le Billet de Mejnour 90

L’œuvre de création tout entière ne prend sens que si elle s’enracine dans la liberté pour déboucher sur la liberté. Comme fruit le plus élevé de cet événement unique, l’homme a le devoir de sortir des schémas qui tuent. Et l’un des plus mortels est identitaire. Il se nomme patriotisme.

Rien, pourtant, n’est plus réjouissant que d’entendre dire : « le monde est ma patrie, faire le bien est ma religion ». L’homme est universel. De quelle valeur sont les colorations patriotiques dont l’effet le plus évident est cette exclusion qui avilit l’alter ego à qui je ne veux pas ressembler ?

Et puisque nous parlons pour quelques temps de monuments d’humanité, n’est-il pas bon de se souvenir que Marx, Bertolt Brecht ou Einstein furent, plus ou moins longtemps, apatrides. Et que cela ne constitua guère de frein à leurs contributions au progrès de l’Idée parmi les hommes.

Nos frontières, souvent, ont la facticité d’identités meurtrières. La question, elle nous vient de Hamlet : « être ou ne pas être ? » Or, ce qu’il s’agit d’être, c’est une parcelle constructive de l’humanité.

Mejnour vous salue !

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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