O toi qui a offert ta désolation,
O toi qui sans remords aucun répandit la mort,
Et nombre d’entre nous impuissants a ce sort,
Te prions d’accepter notre rédemption.
Disperse cet épais manteau qui nous fait seuls,
Que fonde ce sublime et terrible linceul,
O toi qui maintient ta rude poigne de fer,
O toi qui d’aucun humain, est nommé hiver.
Hiver, par ta meurtrière magnificence,
Le monde des hommes se trouve être fasciné.
Funeste fascination si il en est.
Le temps des chagrins finis, retrouvons nos sens,
Hiver, victime de ta condition tu fuis
Le Printemps, réceptacle flamboyant de vie.
Théo CHAUDET
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