Pensée du 02 août 11

« Que faut-il entendre par libre beauté ? Les fleurs par exemple sont de l’ordre d’une libre beauté de la nature. Nous les apprécions esthétiquement et cette appréciation nous suffit. Nous ne leur trouvons aucune fin d’aucune sorte. C’est une finalité sans fin. Une musique sans texte ou le doux champ d’un oiseau appartient à cette espèce de beauté. Selon Kant, dans l’appréciation d’une libre beauté, le jugement du goût est pur. Pur est ce qui n’est entaché de rien, sans mélange ; ce qui est immédiatement d’une immédiateté précédant une médiation. L’objet donné n’est pas d’avance ordonné à un concept qu’il serait appelé à servir et qui serait sa fin. »

Augustin KOUADIO DIBI, « La question du beau », Cours d’esthétique UCAO-UUA 2009.

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