Pensée du 01 sepptembre 11

« L’idée d’une nécessité sans loi pourra surprendre la conscience comme entendement habituée à des catégories rigides et fixes. Pour l’entendement, n’est vrai que la régularité rigide. L’entendement n’est chez soi que dans l’univers des choses aux contours bien arrêtés. C’est pourquoi il a du mal à comprendre qu’une nécessité soit sans loi. Kant parle ici d’une nécessité n’ayant aucune raison objective à laquelle elle serait soumise. C’est la nécessité soumise seulement à soi. C’est pourquoi ici, l’imagination peut se déployer et jouer librement. Notre imagination peut nous préparer à aimer quelque chose de manière nécessaire sans aucune loi, sans une contrainte autre que celle de sa propre nécessité. »

Augustin KOUADIO DIBI, « La question du beau », Cours d’esthétique UCAO-UUA 2009.

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