« Hélas ! quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! insensé, qui crois que je ne suis pas toi ». Hugo, penseur de l’intersubjectivité avant l’heure ? Pourquoi pas ? Toujours est-il que le propos de Mejnour est de parler à tous l’unique langue des hommes, celle du cœur. Car c’est elle qui, sous l’infinie variété des facettes de vies humaines, dit l’unité de notre humanité en nous convoquant par exemple, sur la toile, cette gigantesque assemblée où voudrait se dire l’éclatante simplicité de la vérité pure et nue. C’est la vérité qui réconcilie l’homme avec l’humain. C’est ici que la rature de Ricoeur prend sens et consistance : par une patiente et persévérante purification de nos schémas de pensées (et donc des tendances qu’ils charrient), nous pourrons – et ce sera la fierté du Ciel – briller de l’éclat radieux du soleil. La pensée, mon ami, la pensée. Et par la pensée, la liberté. La pensée te fortifie et te distingue de tous et de tout durant cette longue aventure collective de l’humanité, j’ai nommé l’histoire. Ainsi est planté le décor.
Mejnour te salue !
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Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com
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