Archive for octobre, 2009

Pensée du jour du 03 octobre

« ‘Il faut vivre sa vie avant de la penser’ disait Delbos, et cela bien sûr est toujours vrai. Mais il faut la vivre aussi en la pensant, et cela seul est philosopher en vérité. Penser sa vie, donc, et vivre sa pensée. »

ANDRE COMTE-SPONVILLE, Une éducation philosophique

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SOMMAIRE >>>

Pensée du jour du 02 octobre

« Si le temps était indépendamment des choses qui durent, on ne pourrait pas expliquer pourquoi Dieu a crée à un moment plutôt qu’à un autre. Le choix de l’instant de création n’aurait pas de raison suffisante. »

LEIBNIZ

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>>> LE BILLET DE MEJNOUR

L’ouverture à la transcendance

Le penseur de l’être vrai ne peut éviter l’irruption de la transcendance. L’être n’est pas qu’une catégorie de la compréhension mais surtout une position de la contemplation, c’est-à-dire une catégorie de l’écoute. L’être est événementiel, l’être est in-stance et événement inattendu, selon le Maître Heidegger. Si la theoria est la forme la plus élevée de l’activité pensante, c’est parce que c’est là où l’homme écoute plus qu’il ne produit. L’homme ne parvient à un certain niveau de production artistique ou philosophique qu’à la condition de faire de l’écoute un acte de profonde adhésion à l’être. L’être est surgissement et ne peut être l’objet d’une production. Il est donation et ne connaît  pas d’usurpation matérielle. Il ne se donne à effleurer dans son jaillissement que comme une « altérité de surprise, le surgissement soudain et comme de biais, le dérangement de l’histoire » (Michel de Certeau), la gravure subreptice et poétique de la singularité.

L’homme théorique, le contemplatif, le philosophe ou l’artiste, c’est l’homme de la Gelassenheit. C’est l’homme sollicité par l’être qui s’innerve de l’affleurement de l’indicible, s’immerge dans une perception indicible. L’homme, est un poème commencé par l’être, disait Heidegger, il se tient à l’écoute de celui le fait advenir continuellement à l’être. L’homme convoqué par les dieux n’a qu’à se laisser toucher par eux dans un état de ravissement inénarrable. La figure du divin n’est perceptible que dans ce jeu des médiations où l’homme ne peut prétendre à aucune maîtrise, lui-même étant événement, être-donné, altérité intermittente, dans la béance et la facticité du monde. Cette facticité le fait vite prendre conscience que seule la convivialité humaine est la condition nécessaire  mais non suffisante de son enracinement affectif dans l’être. L’homme est un être de contingence. Mais la noblesse de son âme est le premier témoin de son ouverture conscientielle à la transcendance.

Emmanuel AVONYO, op

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Pensée du jour du 1er octobre

«Le bonheur est en quelque sorte, ce qui met un point d’arrêt à la fuite en avant du désir.»

PAUL RICOEUR, Soi-même comme un autre

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