Pensée du 26 octobre 10

« Un paradoxe ne cesse de me surprendre. L’homme devrait attendre de sa propre industrie, de son propre effort, tout ce qui concerne l’art de survivre, l’art d’affronter les obstacles de toutes sortes et de les vaincre. Or, sur ce chantier, il garde parfois une conscience magique d’homme primitif attendant un secours divin. Il espère de ses dieux la pluie au lieu d’accomplir des travaux d’irrigation. Il attend que la nourriture lui tombe du ciel au lieu de l’extraire laborieusement du sol. Il est tellement certain que les dieux devraient prendre les choses en mains qu’il les accuse lorsque cela tourne mal. »

STAN ROUGIER, Aime et tu vivras, Editions du Cana, 1990, p. 98.

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