Pensée du 04 décembre 10

« L’Homme est un être de désir. Le travail ne peut qu’assouvir des besoins. Rares sont les privilégiés qui réussissent à satisfaire les seconds en répondant au premier. Ceux-là ne travaillent jamais. »

Henri Laborit, Eloge de la fuite

(http://penser.over-blog.org)

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5 responses to this post.

  1. Hello,
    J’aimerais en dire autant puisque je vis ma passion au travail. Hélas, l’homme est versatile. Cette situation enviable au premier regard cache d’autres aspects plus problématiques puisque j’ai une autre vocation qui se nomme l’écriture et qui est plus qu’un défi, plus qu’une passion, une nécessité, une soupape de sécurité.
    Dès lors, comment m’arrêter, puisqu’à l’instar d’un sportif de haut niveau, j’ai atteint un haut degré de maîtrise dans ma passion ? Ce qui me vaut le statut d’expert dans mon travail. Vais-je passer à côté de ma vie d’écriture ?

  2. Salut,

    Je n’ai pas fait de réponse à ces interrogations parce que je ne sais pas ce qu’il faut en dire. Je me contente de paraphraser la pensée du jour. Lorsque le désir met en branle l’homme, ce dernier essaye d’y répondre dans le travail qu’il fait. Mais Henri Laborit semble dire ce travail ne finit jamais de combler les besoins humains. Que l’on aille de travail en travail, c’en est peut-être une confirmation. Que chaque travail soit l’objet d’un amour passionné, c’est aussi la confirmation que l’homme est un être de désir.

    Emmanuel

  3. C’est vrai, j’ai mieux relu les propos cités qui avaient évoqué en moi d’autres échos. Je vous confirme que je suis bien un être de désir et c’est aussi pourquoi je vis ce double-je où l’un comme l’autre se donne à fond pour que les deux sur-vivent. Car si l’homme est un être de désir, il est aussi multiple. Et, notre époque nous vend ces existences possibles, comme un remède au temps qui passe, toujours inexorablement. Car, au fond c’est cela le seul véritable problème, le régime des parties extrinsèques, disait Gilles Deleuze, l’ici et le maintenant, qui passe et que l’on tente de rendre parallèle et qui s’éparpille comme des grains de sable dans la vague.

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