Il n’est pas toujours facile d’être exact, surtout quand il faut être bref. Aussi suis-je obligé de corriger aujourd’hui une erreur commise dans mon précédent chapitre. Je vous avais dit que lorsque, renonçant à l’hypnose, on cherchait à réveiller les souvenirs que le sujet pouvait avoir de l’origine de sa maladie, en lui demandant de dire ce qui lui venait à l’esprit, la première idée qui surgissait se rapportait à ces premiers souvenirs. Ce n’est pas toujours exact. Je n’ai présenté la chose aussi simplement que pour être bref. (…) Si l’on persistait dans ce procédé, des idées surgissaient bien, mais il était fort douteux qu’elles correspondent réellement à l’événement recherché : elles semblaient n’avoir aucun rapport avec lui, et d’ailleurs les malades eux-mêmes les rejetaient comme inadéquates. (…)
Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse, (troisième leçon), 1909
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