Pensée du 18 mars 20

Nous sommes modernes dès lors que nous considérons que tout héritage doit être évalué ou remanié à partir de notre libre choix. Il ne s’agit donc plus tant de savoir si nous sommes pour ou contre l’autonomie de l’individu mais de quel type d’individualisme nous voulons bien être redevables. Un individualisme responsable qui pose des bornes à l’arbitraire ou un néo-individualisme barbare parce qu’illimité. Puisque « nous sommes condamnés à être libres » (Sartre), qu’au moins nous ayons les bénéfices du droit d’inventaire. Si nous sommes libres, nous le sommes aussi d’examiner le contenu de cette égalité qu’on nous demande d’idolâtrer et dont nous avons le droit de critiquer l’insignifiance. »

Jean-François Paoli, Les impostures de l’égalité, Paris, Max Milo, 2003.


Laisser un commentaire