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Le billet de Mejnour 48

STRATEGIES

Vingt et un siècles d’histoires ont offert à l’homme l’immense pouvoir de dompter la nature. Et de provoquer une inquiétude, toute moderne, appelée du beau nom d’écologie. En interrogeant l’écologie, que nous est-il donné de voir ? Il nous est moins donné de voir que de deviner une humanité perdue à la recherche de sa nature intrinsèque, de ses racines les plus fermes.

Etre homme, c’est pouvoir discerner, au-delà des parasitages de l’histoire et du progrès, ce par quoi l’autre me ressemble infiniment et m’assigne le devoir de ne point le tuer. Pour ne pas me suicider.

De là découlerait la vanité de cet art de la guerre : la stratégie. S’il est vrai que la victoire dépend, à la guerre, d’une bonne connaissance de l’ennemi, est-il encore besoin de l’abattre ? Le connaître, n’est-ce pas aussi être capable de le pacifier à force d’arguments ? Sur ce, Mejnour te salue !

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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MYTHES

Des rencontres édifiantes, c’est ce qui donne à nos jours leurs couleurs, à nos vies leur beauté, à nos fins leur sens. Tant et si bien que notre vie devient une œuvre d’art en laquelle devraient se conjuguer la pensée, le sentiment, l’action. Tout l’humain et tout homme se trouvent contenus dans l’harmonieuse combinaison de ces trois facteurs de vie. La mythologie gréco romaine a offert à la postérité des héros caractéristiques de chacun desdits moteurs de vie : Mentor, les Muses, Hercule. Nous allons explorer le contenu d’une belle vie en prenant appui sur eux. Nous verrons bien comment, si nous sommes sensibles à l’éloquence des signes, faire notre profit de ce que nous lègue une tradition culturelle multiséculaire. Et, fidèle à la tradition brechtienne de la distanciation, cher ami, nous nous évertuerons à parler de tous sans nommer personne. “Homo sum, humani nihil a me alienum puto” (je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger).

Mejnour te salue !

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Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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RENCONTRES EDIFIANTES

Il est des rencontres qui, mieux que toutes, érigent en nous les colonnes de l’humain. Elles ne se programment pas. Mais elles semblent survenir alors que les conditions les plus appropriées sont réunies pour leur avènement. Ce sont ces rencontres qui encouragent à vivre bien. C’est par exemple la rencontre d’une fille de la lumière – Lucie – qui nous offre le loisir de penser, de réfléchir, de donner à l’univers les teintes fraîches d’un noble idéal. Dante ALIGHIERI en a donné un bel exemple avec la symbolique Béatrice PORTINARI qui lui a fait visiter le ciel dans sa divine comédie. Mais il n’y a pas que les femmes qui construisent et instruisent…

Il est des maîtres qui s’ignorent. Ceux là ont la simplicité, l’humilité requises pour communiquer librement leur science. La connaissance vraie ne connaît les limites d’aucune prison. Et ceux qui la dispensent donnent à nos jours de savoureuses tonalités, de pressantes invitations au bonheur dont l’expression la plus achevée est le savoir. Grâce à ces maîtres, l’on apprend ce qu’est une belle vie. Que nos rencontres de ce jour, cher ami, soient édifiantes. Qu’elles nous portent à réaliser la beauté, la valeur de la vie.

Mejnour te salue !

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Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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Fiat lux !

Le voyage entamé se poursuit. La confrontation avec notre bête intérieure a eu lieu. Les ruptures, qui s’imposaient, n’avaient qu’un but : disposer nos sens à une meilleure perception de la LUMIERE. Car nul n’est libre s’il ne sait assimiler la lumière pour, à son tour, comme un soleil ou comme une chandelle, illuminer son monde. Car, il faut devenir comme le Gavroche des Misérables dont Hugo dit qu’« il n’avait ni père, ni mère, ni pain, ni gîte, mais il était heureux parce qu’il était libre », il avait la lumière ! Tel est le terme de l’odyssée. Tel est la valeur des vers de J. Du Bellay : « Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… »

La confrontation avec la bête prend fin lorsque, illuminé par la sagesse du guerrier, l’on peut sereinement rencontrer la belle qui en chacun sommeille! Elle est en chacun comme l’aboutissement de ce que cherchent les hommes, tous les hommes, chrétiens ou philosophes, mystiques ou musulmans, théologiens ou chamans. Ce que nous cherchons tous, cher ami, c’est la belle, c’est le bonheur. Appelons-le fruition, sagesse, détachement, soumission, contemplation ou illumination, c’est tout un. Alors, nous voici au troisième jour de notre périple intérieur. Ce qui s’en dégage, ce qui en fait l’unité, c’est la lumière. En effet, une odyssée qui commence exige des ruptures pour que fiat lux (la LUMIERE soit !).

Mejnour te salue !

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Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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Ruptures nécessaires

Toute odyssée a son contenu. Et lorsqu’il est question d’aller à la rencontre de soi, il y a lieu de s’attendre au pire d’abord. Au rendez-vous de chacun avec soi, on n’arrive qu’après avoir rencontré des cyclopes et des monstres de tout genre, des sirènes et des charmes aux perfidies insoupçonnées. Mais ces rencontres ont leur place véritable dans les marges du livre de la vie. C’est là qu’il faut les laisser. Car s’il est vrai que « ce qui ne me tue pas me fortifie » (comme l’affirmerait Nietzsche), il importe que je sache quitter ce qui ne me tue pas si je veux conserver mes forces, ces forces dont la nature est d’être jetées dans les glorieux combats de la vie. Et cela ne va pas de soi ! Et cela suscite les questions qui peinent, les jugements qui réduisent. Heureusement, cher ami, que « plus nous nous élevons et plus nous semblons petits à ceux qui ne savent pas voler » (Marie Curie ?). Ceux là (qui nient la grandeur parce qu’ils ne perçoivent pas des cimes intérieures les hauteurs de l’empyrée) ne comprendront jamais la valeur des ruptures nécessaires. Hélas, ils ne comprennent pas que l’homme marche parce qu’il est passant ! Et que chaque pas traduit une rupture avec le passé, une ouverture à l’avenir par un enracinement dans le présent perpétuellement provisoire du quotidien.

Mejnour te salue !

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Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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