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Transcendances

Le billet de Mejnour 68

L’humain est intention. Donc, pour vivre, il faut être porté par un projet. Il faut porter son projet. Une sorte de projet d’humanité qui pousse à rechercher la perfection par une constante persévérance dans le bien. Et comme, ainsi que l’atteste Hugo, « Le réel est l’asymptote du possible ; l’impossible est une frontière toujours reculante », nul ne peut avoir la prétention d’épuiser les possibilités de la perfection.

D’où la valeur des transcendances que proposent et les religions et autres systèmes d’idées. Etre plus, être mieux. Car chacun porte en lui le plus et le mieux de la condition humaine. Car l’idéal, quoique véhiculé par quelque structure extérieure, n’est valable que dans la mesure où il incite chacun au dépassement de soi.

L’idéal attire sa contrepartie en nous. Pour l’inviter au royaume de la transcendance où le sublime se décline en facettes multiples et multiformes.

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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Fiat lux !

Le voyage entamé se poursuit. La confrontation avec notre bête intérieure a eu lieu. Les ruptures, qui s’imposaient, n’avaient qu’un but : disposer nos sens à une meilleure perception de la LUMIERE. Car nul n’est libre s’il ne sait assimiler la lumière pour, à son tour, comme un soleil ou comme une chandelle, illuminer son monde. Car, il faut devenir comme le Gavroche des Misérables dont Hugo dit qu’« il n’avait ni père, ni mère, ni pain, ni gîte, mais il était heureux parce qu’il était libre », il avait la lumière ! Tel est le terme de l’odyssée. Tel est la valeur des vers de J. Du Bellay : « Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… »

La confrontation avec la bête prend fin lorsque, illuminé par la sagesse du guerrier, l’on peut sereinement rencontrer la belle qui en chacun sommeille! Elle est en chacun comme l’aboutissement de ce que cherchent les hommes, tous les hommes, chrétiens ou philosophes, mystiques ou musulmans, théologiens ou chamans. Ce que nous cherchons tous, cher ami, c’est la belle, c’est le bonheur. Appelons-le fruition, sagesse, détachement, soumission, contemplation ou illumination, c’est tout un. Alors, nous voici au troisième jour de notre périple intérieur. Ce qui s’en dégage, ce qui en fait l’unité, c’est la lumière. En effet, une odyssée qui commence exige des ruptures pour que fiat lux (la LUMIERE soit !).

Mejnour te salue !

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Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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