Le billet de Mejnour 70
« Je suis le chaînon manquant entre l’idéal et l’absolu ». Cette phrase, entendue sur une radio internationale, est folle. Elle est folle en ceci qu’elle traduit la soif d’infini caractéristique de l’humaine condition. Créature ivre d’infini et de liberté. Comme les dieux. Voici l’homme !
C’est pour cela qu’il faut toujours croire. Baudelaire écrivait qu’il faut toujours être ivre. Il n’avait pas vraiment tort, sachant de quoi il voulait que l’on fût ivre. Seulement, l’ivresse engourdit. En revanche, la foi saisissante, fascinante du croyant éveille et convoque à l’action. C’est pourquoi, de toutes les relations, il est une seule qui soit vraiment fondamentale, essentielle. C’est la relation religieuse, de convictions faite. C’est elle qui fait le surhomme et renouvelle la face du monde. C’est elle qui conduit au voisinage de l’idéal et de l’absolu. Grâce à la folie de sages, à la docte ignorance des philosophes, à la joie de vivre et de penser, et de croire.
Mejnour vous salue !
Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com
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