Posts Tagged ‘Le questionnement est le point zéro de toute connaissance’

Pensée du 29 octobre

« Ce sont les questions qui font le philosophe ».

Paul VALERY, Tel quel

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GRILLE DE LECTURE

Le philosophe est un quêteur, pas un quêteur d’autre chose mais de la sagesse. En sachant qu’il ne sait rien, il se met en route et va à la recherche du savoir, la connaissance, la sagesse. Nous sommes tous des ignorants mais à la différence du commun des mortels, le philosophe est un ignorant insatisfait. L’insatisfaction du philosophe est cela qui le met en route. Il ne se satisfait pas de cela qui lui est donné, il veut voir clair. Le voir clair traduit l’idée de la vérité, de la lumière.

Si nous regardons de plus près, le premier effet de la recherche de la lumière est de nous détacher de ce premier rapport que nous avons au monde, de cette foi primordiale que nous avons dès l’instant où nous ouvrons nos yeux. Et ce premier pas est plus difficile, parce que l’accoutumance au monde et nous-mêmes finit par nous faire admettre que tout va de soi, que les choses sont ce qu’elles sont dans des rapports absolument stables qui ne sont susceptibles d’aucune révision. Dans un tel univers nous regardons les choses sans vraiment les voir, sans faire sérieusement attention à elles. Dans un tel univers, seul peut connaître celui qui a l’esprit éveillé ; l’esprit éveillé dit l’attitude de celui qui ne reste pas collé aux choses, celui qui se laisse interroger par les choses, en clair, celui qui se questionne et questionne les choses. Le questionnement est le point zéro de toute connaissance, c’est là que commence la quête du savoir. Si le philosophe est caractérisé par les questions c’est parce qu’il est amoureux de la sagesse. Les questionnements du philosophe ne sont pas des paroles creuses et oiseuses déconnectées de la réalité mais des paroles qui s’enchevêtrent à la racine de l’Etre. Le philosophe interroge et se laisse interroger. Il n’attend de réponse à aucune de ses questions puisqu’ à chaque fois, les réponses à ses questions deviennent encore d’autres questions. Désormais, c’est dans son rapport au monde que quelque chose vient l’interroger,  l’invitant à se détacher de ses certitudes premières.

Mervy Monsoleil AMADI, op

Pensée du 28 octobre

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