QUESTIONS ACTUELLES
Mondialisation. Voici un mot-prétexte dont la présence ici aurait du, aurait pu se trouver retardée, sans cesse retardée. Mais l’inspiration a certains chemins qu’on n’évite qu’à son détriment. Alors, le mot est dit. La mondialisation impose à la culture contemporaine une confrontation des savoirs.
La philosophie n’échappe guère à cette règle qui doit se mêler de tout pour en saisir la substantifique moëlle et déceler la cohérence interne. Qui donc, mieux que le philosophe, est tenue de regarder le monde, de le faire comparaître en soi, d’être donc au parfum des faits les plus actuels ? Le philosophe n’a pas d’autre choix que d’être un homme de culture. Ceci implique que l’on ne vienne à la philosophie qu’après s’être frotté à la vie et aux leçons de l’expérience.
Est-il, en ce siècle de liberté, le philosophe n’a qu’un relatif besoin d’autorisation pour s’interroger à propos de tout. Autant il peut se demander si le capitalisme est moral, autant il peut explorer les profondeurs interdites des religions. Ni la littérature, ni la politique ne sont exclues du champ libre de ses investigations. Pourvu, évidemment, qu’il sache raison garder ! Mejnour te salue !
Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com