« L’âme, on le sait, est en l’homme, ce par quoi il a part au divin, ainsi que nous l’enseigne Platon. Par l’âme, l’homme se voit appelé à ce qui fait sa racine, à ce par quoi à chaque instant, il vient naître en lui-même. En ce sens, elle est la substance de l’homme, ce sans quoi l’homme ne pourrait pas être posé comme il est. Chez Platon, l’âme est confessé comme ce qui en l’homme est immortel. Elle est ce par quoi, pour reprendre une expression du Phédon, il nous est possible d’échapper à la mort, comme la boule de neige à la chaleur. L’homme ne serait pas envisageable une seconde, s’il n’était avant tout appréhendé comme âme. Pour utiliser une image hégélienne, en l’homme, le concept est l’âme : ce qui veut dire, ce à quoi tout retourne, ce vers quoi intemporellement, tout vient se tourner afin d’assurer en l’homme une unité. »
Kouadio Augustin DIBI, Esthétique : la question du beau (Cours inédit)
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