Pensée du 16 août 11

« Parmi les actions accomplies par l’homme, celles-là seules sont appelées proprement « humaines » qui appartiennent en propre à l’homme selon qu’il est homme. Et l’homme diffère des créatures privées de raison en ce qu’il est maître de ses actes. D’où il suit qu’il faut appeler proprement humaines les seules actions dont l’homme est le maître. Mais c’est par sa raison et sa volonté que l’homme est le maître de ses actes, ce qui fait que le libre arbitre est appelé « une faculté de la volonté et de la raison ». Il n’y a donc de proprement humaines que les actions qui procèdent d’une volonté délibérée. S’il est d’autres actions qui conviennent à l’homme, on pourra les appeler des actions de l’homme, mais non pas des actions proprement humaines, puisqu’elles ne procèdent pas de l’homme en tant qu’homme. Or, il est manifeste que toute action procédant d’une puissance est produite par cette puissance selon le caractère de son objet et l’objet de la volonté c’est la fin et le bien. Il est donc nécessaire que toutes les actions humaines soient faites pour une fin. »

THOMAS D’AQUIN, SOMME DE THEOLOGIE, Ia IIae q.1 a.1

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