Pensée du 02 avril 19

« En effet, la plus naturelle des fonctions dévolues à tous les vivants, s’ils sont complets et non atrophiés ou le produit de la génération spontanée, c’est de produire un être vivant tel que lui : un animal génère un animal et un végétal un végétal, de manière à participer à l’éternel et au divin autant que possible. Tous, en effet, tendent à cela, et c’est à cette fin que visent toutes leurs actions lorsqu’elles suivent la nature. […] Vu, donc, l’impossibilité d’avoir part à l’éternel et au divin par continuité, parce que rien, dans l’ordre corruptible, n’est en état de conserver son identité et son unité numériques, chacun y a part dans la mesure de ses moyens, l’un plus, l’autre moins. Et ce qui se conserve, ce n’est pas lui-même, mais une réalité qui lui ressemble, l’unité, non pas numérique, mais spécifique. »

Aristote, De Anima, II, 4, 415a26-b7

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