Pensée du 29 février 20

« Les genres et espèces semblent avoir, dans leurs lois de connexion, un mode d’être particulier. Nous les avons appelés des « objets idéaux »… Ce mode d’être manifeste d’une part une orientation vers l’être des individus, laisser dissoudre dans lesquels les genres et espèces se particularisent sans pourtant laisser dissoudre dans l’« être dans » les individus. D’autre part il manifeste une parenté, voire une appartenance à l’être divin… Ce qui permet de mettre les objets idéaux avec l’être divin, c’est l’intemporalité, l’éternité de leur être. Il n’y a pas lieu de considérer les nombres, les couleurs, les formes géométriques comme ayant paru dans le temps, comme des choses créées à l’image du ciel et de la terre, des plantes et des animaux et des hommes. Certes : avant la création du monde il ne pouvait pas y avoir « dans le monde » des couleurs et des sons. Mais la couleur en soi… et le son en soi ont un être qui ne coïncide pas avec leur présence dans le monde. » (ESGA, 211-12)

Philibert Secretan, Edith Stein, l’œuvre philosophique. Une vue d’ensemble, Paris, L’Harmattan, 2017

________________________________________________________________________________________________________________

Laisser un commentaire