« La chose est ce qu’elle est, mais cela ne signifie pas encore qu’elle est pleinement ce qu’elle doit être. En cela, il y a du plus et du moins. On retombe toujours sur l’opposition entre l’être réel et l’être essentiel des choses, entre forme d’essence et forme pure (…) une chose n’est quelque chose « en vérité » que lorsqu’elle coïncide avec sa forme pure. Mais le propre de l’étant qui finalement rend possible son adéquation à un esprit connaissant, et qui fait sa vérité transcendantale, me semble être encore autre chose que sa réalité et que son adéquation à sa forme pure, bien que ce soit étroitement lié à ces deux déterminations. »
Philibert Secretan, Edith Stein, L’œuvre philosophique. Une vue d’ensemble