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Le billet de Mejnour 40

INSTRUMENTUM LABORIS

Lorsque, du haut de notre siècle, nous daignons jeter un regard sur les racines de la philosophie, nous ne pouvons nous empêcher d’admirer cet art des subtilités dont firent preuve – selon l’histoire officielle – les Grecs d’abord. Cet art, ainsi, d’ailleurs, que tous les autres, nul ne peut s’y adonner sans s’être patiemment exercé. Les profondeurs, comme les hauteurs, à l’âme qui ne s’y est pas préparée, donnent le vertige. D’où l’importance et le sens de l’ascèse en tant qu’exercice qui mène au succès. Quoi qu’on en dise, s’astreindre à une ascèse exige une force de caractère et entretient cette force de caractère. De l’avis d’André GIDE, « la connaissance n’a jamais fortifié que les forts ».

L’ascèse dont il est ici question se réalise avec un instrumentum laboris, un instrument de travail bien spécial. J’ai nommé la pensée. Toute notre académie virtuelle se fixe pour devoir l’exercice d’une pensée rigoureuse, méditante et rigoureuse, poétique et scientifique. En tout cas, et pour satisfaire tous les goûts sans nuire à l’essence de la philosophie, chacun, ô compagnon vénérable  et véritable, est invité à penser ici. Puisse la plume vagabonde qui transcrit les fortunes diverses de nos réflexions se laisser elle aussi éduquer à la rigueur d’une pensée qui construit. Mejnour te salue !

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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Le billet de Mejnour 39

Retour de vacances

Cher compagnon, je reprends la plume. Notre cheminement, suspendu pendant quelques semaines, reprend son cours. Il était bon que Mejnour se ressource. Ceci fait, il va falloir se remettre à penser. Car tel est l’apanage de l’homme. Penser.

La reprise dont le présent billet pose le premier jalon, garantit un recours très relatif aux mythes, quoique ceux-ci soient de véritables véhicules de culture et de connaissances. Il sera davantage question de célébrer une pensée confrontée aux surprises de notre quotidien. La vocation d’un billet, c’est de jeter une parole, une invitation à quelque incursion dans les méandres de sa conscience. Et si, au terme de ce périple intérieur, chacun peut laisser jaillir la lumière qu’il porte en lui, l’Académos pourra s’enorgueillir d’avoir, en toute simplicité, offert une buche pour alimenter le feu de la connaissance. Voici l’aboutissement de vacances studieuses. Voici le sens d’un retour de vacances. Compagnon fidèle, Mejnour te salue !

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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Pensée du 13 octobre

« L’idée de Dieu fut jusqu’à présent la plus grande objection contre l’existence. Nous nions Dieu… par là seulement nous sauvons le monde. »

NIETZSCHE, Le crépuscule des idoles

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GRILLE DE LECTURE

Nietzsche associe « Dieu » aux interdits qui empêchent le sujet de vivre selon son naturel, de faire ce qu’il désire et ce qu’il projette lui-même. Par son athéisme Nietzsche appelle de ses vœux un type d’homme nouveau qui ose aller son propre chemin en évitant deux écueils. Il veut d’abord éviter un Dieu moralisateur dont l’essence réside dans une perfection qui nous étouffe, un Etre suprême incapable de devenir, de changer, de se renouveler, donc de vivre une vie véritable. Eviter un Dieu dont le domaine est le passé parfait, l’idée conclue, le fait accompli, le jugement sans appel, la sentence définitive, car sa raideur risque toujours de se propager et d’entraver la vie ; éviter ce Dieu de la mort, mort lui-même, en tuant s’il le faut son ombre qui hante encore nos parages . Mais il veut aussi échapper à l’autre extrême, celui du nihilisme séculier et « laïc » qui rend impossible toute nouveauté véritable par manque d’imagination

Mervy Monsoleil AMADI, op

NUL N’ENTRE ICI S’IL N’EST GEOMETRE

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