INSTRUMENTUM LABORIS
Lorsque, du haut de notre siècle, nous daignons jeter un regard sur les racines de la philosophie, nous ne pouvons nous empêcher d’admirer cet art des subtilités dont firent preuve – selon l’histoire officielle – les Grecs d’abord. Cet art, ainsi, d’ailleurs, que tous les autres, nul ne peut s’y adonner sans s’être patiemment exercé. Les profondeurs, comme les hauteurs, à l’âme qui ne s’y est pas préparée, donnent le vertige. D’où l’importance et le sens de l’ascèse en tant qu’exercice qui mène au succès. Quoi qu’on en dise, s’astreindre à une ascèse exige une force de caractère et entretient cette force de caractère. De l’avis d’André GIDE, « la connaissance n’a jamais fortifié que les forts ».
L’ascèse dont il est ici question se réalise avec un instrumentum laboris, un instrument de travail bien spécial. J’ai nommé la pensée. Toute notre académie virtuelle se fixe pour devoir l’exercice d’une pensée rigoureuse, méditante et rigoureuse, poétique et scientifique. En tout cas, et pour satisfaire tous les goûts sans nuire à l’essence de la philosophie, chacun, ô compagnon vénérable et véritable, est invité à penser ici. Puisse la plume vagabonde qui transcrit les fortunes diverses de nos réflexions se laisser elle aussi éduquer à la rigueur d’une pensée qui construit. Mejnour te salue !
Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com
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