Posts Tagged ‘L’hospitalité en fuite et l’échec de la philosophie’

Pensée du 19 avril 11

« En quoi la philosophie a-t-elle échoué ? La réponse est claire, elle a échoué en ce qu’elle n’a pas pu atteindre l’homme dans ce qu’il est de plus profond. Si la philosophie qui de nature est non-intégriste, si la philosophie qui a essentiellement une parenté intime avec l’ouverture à l’autre et le dialogue à autrui, n’a pas pu transformer l’homme, n’a pas pu communiquer à l’homme le sens aigu de l’écoute de l’autre et de l’agir communicationnel, c’est qu’elle a raté sa mission. Si même, une civilisation qui s’est longtemps montrée détentrice de la raison, la niant ainsi aux autres, fait montre en plein vingt et unième siècle, d’une insanité profonde dans les relations qu’elle entretient à l’autre, cela témoigne déjà que cette sagesse qu’elle croit détenir ne s’est pas véritablement incarnée en elle, dans sa vie… »

Monsoleil-Mervy AMADI, op, « L’hospitalité en fuite et l’échec de la philosophie…

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Pensée du 16 avril 11

« La relation à autrui est un rapport concret, elle se tient toujours et déjà avant l’engament de mon égo, elle m’affecte. Il y a une possibilité originaire de mon existence au monde qui me donne d’être en relation à l’autre avant toute pensée. C’est en ce sens que Gary Brent Madison écrit : « l’existence d’autrui ne pose pas de problème puisque en tant qu’être au monde je suis immédiatement présent à autrui qui est lui aussi être au monde. La relation à autrui passe donc par le monde »[2]…

Monsoleil-Mervy AMADI, op, « L’hospitalité en fuite et l’échec de la philosophie…

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Pensée du 12 avril 11

« Au moment où le vent violent et délétère des guerres fratricides, des luttes de mort pour la conquête du pouvoir, des révolutions et insurrections populaires souffle sur le continent africain, et produit ainsi une atmosphère non-éthérique pour l’homme, pour l’humain, il se crée un climat général de méfiance vis-à-vis de l’autre. Un climat qui, on le voit, dégénère en une xénophobie exacerbée, à la haine de l’autre. Des murs de fer s’érigent ici et là, des frontières s’établissent entre les hommes et les atomisent de plus en plus. La raison semble quitter le quartier de l’homme pour se faire ami des armes. En clair, la parole est donnée aux armes ! Il n’y a plus de dialogue entre les hommes ! L’homme baigne dans une insanité totale. Les passions de guerre font marcher l’homme sur sa tête ôtant à ce dernier sa vocation première qui est l’amour de l’autre. Dans ces conditions, le visage humain perd son inviolabilité, sa valeur infinie et se réduit à son être-là, dans sa plasticité et dans son appartenance à tel ou tel parti politique, telle ou telle tribu, ethnie, race etc. L’homme vit sous l’étiquette de son appartenance grégaire à un groupe ou à une catégorie donnée… »

Mervy-Monsoleil AMADI, op, « L’hospitalité en fuite et l’échec de la philosophie…

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