Archive for janvier 4th, 2010

L’existentialisme athée de Jean-Paul Sartre

L’Atelier des concepts, par Emmanuel AVONYO, op

Semaine du 04 janvier 2010

_____________________________________________________________

EXISTENTIALISME/2 >>> La facticité de la condition existentielle ?

Les penseurs existentialistes athées s’accordent généralement sur un certain nombre d’idées, dont la non existence ou l’éloignement de Dieu. Ils utilisent le mot existentialisme pour dire une manière d’aborder le questionnement philosophique qui s’enracine dans l’existence concrète sans référence à un Etre subsistant. Ils adoptent des attitudes intellectuelles qui font ressortir le caractère riche et autonome, souvent ambigu et paradoxal, de notre vécu. L’Atelier des concepts s’intéressera à quelques figures de l’existentialisme athée : Jean Paul Sartre et dans une moindre mesure, Maurice Merleau-Ponty, notre choix n’ayant pas porté sur Martin Heidegger. Nous ne les étudierons pas selon les caractéristiques communes de leur athéisme mais selon une approche thématique interne à leur philosophie.

L’existentialisme athée de Jean Paul Sartre

Jean Paul Sartre fut professeur de philosophie, ancien élève de Husserl, collaborateur de Merleau-Ponty à la revue mensuelle Les temps modernes, revue dite favorable au communisme. Ses plus importants ouvrages philosophiques s’inspirent de Husserl et de Heidegger. Citons, entres autres, L’imagination (1936), L’imaginaire (1940), L’être et le néant (1943), Critique de la raison dialectique (1960).

Un athéisme de regret et de désespoir

On pourrait concevoir l’athéisme comme une absence radicale de Dieu chez un homme assez vide de Dieu pour ne jamais prononcer son nom, pour ignorer totalement son existence. Tel n’est pas le cas chez Sartre. Il semble plutôt que l’existentialisme sartrien soit un existentialisme qui regrette l’inexistence de Dieu. C’est du moins ce qui ressort de ces propos de Sartre : « L’existentialisme pense qu’il est très gênant que Dieu n’existe pas, car avec lui disparaît toute possibilité de trouver des valeurs dans un ciel intelligible ; il ne peut plus y avoir de valeur de bien a priori puisqu’il n’y a pas de conscience infinie et parfaite pour le penser. » Ceci laisse penser que la création des valeurs par l’homme serait la conséquence du constat d’un vide de présence de Dieu.

Ainsi, le désespoir face à la vie et la rude responsabilité qui incombe à l’homme auraient pour corollaire un athéisme de regret. Mais si cet athéisme passe pour un athéisme radical, il y a bien lui d’affirmer que le regret de Sartre est loin d’être sincère.  Même si l’existentialisme sartrien n’est pas au départ foncièrement tourné contre Dieu, il a finalement supprimé Dieu pour introniser l’homme. C’est ce qui fait dire que l’athéisme sartien est radical : « L’athéisme absolu est un des caractères les plus visibles de l’existentialisme sartrien », affirme H. Paissac. Quoi qu’il en soit réellement, l’athéisme absolu de Sartre semble beaucoup plus un athéisme de regret et un athéisme de la subjectivité qu’un athéisme négatif. C’est peut-être ce qui explique que Dieu n’est pas absent de l’œuvre de Sartre et de sa pensée. On peut dire que Dieu est là chez Sartre, mais c’est un Dieu qu’il repousse, qu’il nie pour éviter de l’affirmer ou de consentir à sa présence.

Ceci dit, l’athéisme sartrien est assez paradoxal. Sartre affirme sur un ton nietzschéen dans ses Situations que Dieu est mort tout en rejetant son inexistence. « Dieu est mort : n’entendons pas par là qu’il n’existe pas, ni même qu’il n’existe plus. Il est mort : il nous parlait et il se tait, nous ne touchons plus que son cadavre. Peut-être a-t-il glissé hors du monde, ailleurs, comme l’âme d’un mort, peut-être n’était-ce qu’un rêve. » Sartre semble avoir une évidence absolue concernant Dieu, il en parle de façon aussi saisissante que déconcertante.  Dieu n’est pas rien, il est « Celui qu’on refuse », admet-il. L’athéisme sartrien ne proclame l’absence de Dieu que pour vivre la privation de Dieu. L’athéisme sartrien de regret s’appuie sur un humanisme désespéré. Car, vider Dieu de la présence et remplir l’homme de son absence nous paraît aussi désespéré que faire face laborieusement au tragique de l’existence après une liberté autoproclamée. L’homme tient une place importante dans cette philosophie de l’existence privée de Dieu.

Un humanisme athée désenchanté

Jean-Paul Sartre professe un existentialisme athée. Cet athéisme a une relation très marquée avec sa conception de l’essence humaine qui n’est pas donnée, mais créée. Il n’y a pas d’essence humaine antérieure à l’existence de l’homme. Selon Sartre, il est pourtant impossible d’obtenir une définition théorique totalement satisfaisante qui permette de savoir précisément ce qu’est l’être humain. Celui-ci existe tout d’abord et se définit ensuite par rapport aux actions qu’il a posées. S’inspirant de Karl Marx, Sartre invite donc à définir l’être humain par les actions qu’il produit plutôt que par des idées ou des croyances.

Affirmer que l’existentialisme sartrien est athée, c’est indiquer qu’au point de départ on trouve la conviction que Dieu n’existe pas. Sartre tente de tirer toutes les conséquences philosophiques et existentielles que cette idée entraîne. Ainsi, nulle divinité n’a pu créer l’humain. Aucune force suprême ne peut nous sauver du mal, de la souffrance, de l’exploitation, de l’aliénation ou de la destruction. Aucun « au-delà » non plus pour justifier quelque bien ou quelque vérité que ce soit.  Totalement délaissé, l’être humain est absolument responsable de son sort. Ainsi, chaque choix que j’accomplis m’appartient en propre. Ultimement, puisqu’il n’y a aucun dieu, notre existence se déroule en une succession de libres choix qui ne sont jamais entièrement justifiables.

L’athéisme désenchanté de Sartre nous paraît proche d’un athéisme humaniste ou encore du nihilisme. Dieu n’existant pas, la vie n’a pas de sens. La vie n’est qu’une étincelle absurde sortie du néant pour y retourner. L’homme, placé au centre des préoccupations, est substitué aux divinités et autres représentations religieuses. Considérant que tout est fugace, provisoire, éphémère, qu’il n’y a pas d’espérance ni de possibilité d’atteindre la vérité, on peut être conduit au nihilisme. L’affirmation que l’existentialisme est un humanisme n’amène-t-elle pas Sartre à nier tout horizon divin pour absolutiser l’homme ?

L’humanisme sonne dès lors comme une révolution intellectuelle où Dieu est complètement évacué de nos systèmes de valeurs. L’existentialisme en général s’oppose à l’effort de systématiser rationnellement l’existence humaine, à l’idée que l’esprit humain peut construire un système rationnel pour expliquer notre réalité. Philosophie de l’action et de l’engagement, l’existentialisme sartrien ramène tout à l’être humain, le rendant absolument responsable de son sort. Acculé à l’action, il doit s’engager dans son existence, prendre en main le cours de sa vie.

L’athéisme sartrien est en fin de compte un athéisme positif, raisonné et s’appuyant sur des certitudes philosophiques.  Pour Jean-Paul Sartre, l’athéisme n’est ni facile, ni plaisant, mais c’est une vérité âpre et dure qu’il faut conquérir de haute lutte et pour laquelle, une fois conquise, il faut accepter de souffrir. Quels sont les fondements philosophiques de cet existentialisme athée ?

Fondements philosophiques de l’existentialisme sartrien :

l’en-soi, le pour-soi et le pour-autrui

Nous trouvons les profonds mobiles de l’existentialisme sartrien dans la distinction entre l’être en-soi et l’être pour-soi. Nous y ajoutons le pour-autrui comme un élément complémentaire.

Sartre fit du thème de la « Nausée », le titre d’un roman célèbre (1942) où il présente l’expérience de l’être. La nausée est un vertige ontologique qui saisit tout homme. La nausée existentielle est un malaise qu’on éprouve en face de la « contingence » de l’être. L’être entretient des rapports étroits avec l’en-soi et le pour-soi. L’en-soi est la caractéristique de toute chose, de toute réalité extérieure à la conscience. La contingence de l’en-soi fait qu’il n’a pas en lui-même sa raison d’être. Mais sa contingence est encore le lieu de son absoluité. Car l’en-soi ne dépend d’aucun autre être, il est opaque aux autres êtres, il n’est ouvert ni aux autres, ni à soi-même. L’en-soi est sans cause, sans raison et sans nécessité. Dieu est l’être nécessaire, un pur être de raison. L’en-soi est incréé. Il est, et c’est tout.

Or être seulement un en-soi, ce n’est pas exister réellement, car cela seul existe vraiment, qui est connu par un sujet qui pense. Le monde comme un en-soi n’existe que lorsqu’il devient un pour-soi ou un monde pour-nous. Il n’y a un monde que dans le surgissement du pour-soi. Pour Sartre, à la suite de Heidegger, l’homme est l’être pour qui il y a de l’être et de l’existence. Le pour-soi est le rien par quoi il y a des choses. Si l’homme est un pour-soi et non un en-soi, et que l’essence ne pré-existe pas à l’homme, on peut parler comme Emmanuel Mounier d’un « refus originel de l’être vivant » par l’existentialisme.

Les hommes sont des pour-soi, ils entretiennent quelques rapports avec les autres. Ils sont doués de conscience et de liberté. La conscience fait qu’une fissure se trouve établie dans la compacité de l’être. Il y a une distance intérieure entre le moi-sujet et le moi-objet. Malgré tout l’homme est libre parce que c’est encore lui qui est l’auteur de cette « faille de néant ». Cherchant à boucher cette césure intérieure, il tend à devenir un pour-soi en-soi, à se faire Dieu.

La liberté est l’existence même de l’homme : « nous sommes une liberté qui choisit, mais nous ne choisissons pas d’être libres. Nous sommes condamnés à la liberté, jetés dans la liberté ou, comme dit Heidegger, délaissés » (L’être et le néant). L’homme est librement ce qu’il devient, il crée librement ses valeurs et tend à se créer son essence. Il est une série d’entreprises organisées librement. L’existence de l’homme est antérieure à son essence. L’homme a par rapport à sa situation un libre projet qui lui donne sens. Comme le montre L’existentialisme est un humanisme, Situation et liberté s’entremêlent pour conduire l’homme existant vers son essence. Seul autrui est un obstacle à cette liberté existentielle.

Le « pour-autrui » de Sartre reconnaît l’existence d’autrui. Mais il existe comme un sujet qui me transforme en objet. Autrui est pour moi « un système lié d’expériences hors d’atteinte dans lequel je figure comme un objet parmi les autres. » Les autres sont l’enfer de l’homme. Faisant de moi un objet, la présence d’autrui me fige, me prive de ma liberté, de mon existence. C’est pourquoi la relation existentielle à l’autre est toujours conflictuelle. La relation de sujet à sujet étant impossible, le conflit est l’essence des rapports entre consciences. C’est le désir de la liberté qui caractérise l’être moral.

La morale sartrienne

Les « Perspectives morales » qui terminent L’être et le néant donnent une idée des principes moraux sartriens. Francis Jeanson en précise aussi quelques indices dans Le problème moral et la pensée de Sartre (1947). Tandis que la morale classique considère qu’il y a une essence humaine idéale (conforme au plan du Créateur, selon les chrétiens), la morale existentialiste de Sartre se fonde sur la liberté absolue du pour-soi et proclame la responsabilité totale de l’homme. Cette responsabilité est extensible à toute l’humanité dans la mesure où l’homme qui créé son essence et ses valeurs, choisit ce qu’il devient au nom de tous les hommes et pour tous.

Etre moral, c’est exister, c’est-à-dire, vouloir sa liberté. L’homme vivant dans le délaissement étant celui qui veut lui-même son être, il le veut seul. Il est un être moral parce qu’il s’engage et veut par-delà l’espoir et le désespoir. Le traître de la liberté, c’est celui qui a « l’esprit de sérieux », qui calcule avant d’agir. Un être moral est enfin celui qui veut la liberté des autres, qui ne porte pas d’entrave à leur liberté. L’être moral cherche la liberté d’autrui envers et contre l’autre.

Il convient de mentionner ici Simone de Beauvoir dont la pensée philosophique a été largement l’écho de celle de Sartre. Parmi ses ouvrages les plus importants, citons le deuxième sexe, sans oublier son essai intitulé Pour une morale de l’ambiguïté. Maurice Merleau-Ponty fut aussi un collaborateur de Jean-Paul Sartre.

Pour conclure

Retenons que l’existentialisme athée de Sartre a visiblement pour point de départ cette formule de Dostoïevski :  « Si Dieu n’existait pas, tout serait permis ». A la vérité, Jean-Paul Sartre libère Dieu de l’existence et condamne l’homme à la liberté, l’existentialisme humaniste de Sartre tient à ce postulat fondamental de liberté sans concession. L’athéisme de Sartre est un athéisme de regret non sincère, avons nous dit, c’est aussi un athéisme de la subjectivité où la liberté de l’homme dépasse toute situation concrète. Il n’y a pas de nature humaine faute de Dieu pour la concevoir. Pour cela, l’homme est sans excuses possibles. Sartre a supprimé Dieu le père pour que l’homme soit son créateur et l’inventeur des valeurs et du sens de son existence.

>>> L’EXISTENTIALISME ATHEE DE MAURICE MERLEAU-PONTY (1908-1961) >>>

>>> Qu’est-ce que l’existentialisme ?

>>> L’ACADEMOS  >>>

Sources

  • Emmanuel Mounier, Introduction aux existentialismes, Gallimard, 1962.
  • Gilles Vannier, Pour comprendre l’existentialisme, Paris, L’Harmattan, 2001.
  • Jacques Mantoy, Précis d’histoire de la philosophie, Paris, L’Ecole, 1966.
  • Paul Ricœur, Lectures 2, La contrée des philosophes, Seuil, 1992.
  • Jean-Paul Sartre, L’existentialisme est un humanisme, Paris, Gallimard, 1996.
  • Dominique Janicaud, Le tournant théologique de la phénoménologie française, Paris, L’Eclat, 1991.
  • H. Paissac, Le Dieu de Sartre, Editions B. Arthaud, 1950.
  • « L’athéisme de Jean-Paul Sartre et de Maurice Merleau-Ponty », Concilium 16, 1966.

_____________________________________________________________

Pensée du 04 janvier 10

« De nos jours, la philosophie, après avoir secoué, à la manière du lion nietzschéen, la charge des traditions qui lui étaient imposées, découvre elle-même la place qui est la sienne, c’est à dire mettre la raison, celle de la clarification épistémologique et conceptuelle au service de la construction du savoir intégral, celle qui prend en compte toute la réalité humaine dans toutes ses dimensions et profondeurs ».

Zacharie BERE, « L’inculturation dans le contexte du pluralisme linguistique et ethnique », in Annales philosophiques de l’ucao, n°4, 2007.

_______________________________________________________________

GRILLE DE LECTURE

L’auteur de la pensée affirme que l’inculturation est une question théologique ainsi que la formulation du thème.  Le terme « inculturation » est une création des théologiens, il a été forgé par analogie à celui de l’incarnation, et sa référence n’est pas horizontale mais verticale. Le pluralisme linguistique et éthnique pouvant se ramener au pluralisme culturel, l’inculturation promeut les cultures humaines qui peuvent désormais vivre l’union dans la différence. le problème de l’inculturation, pour être théologique, ressortit à la philosophie non seulement dans un cadre épistémologique mais comme une dimension résultée de la diversité et du dialogue entre les cultures. Replaçons tout de même la pensée dans son contexte particulier qui  souligne le caractère épistémologique et interdisciplinaire de la rationalité philosophique.

Zacharie BERE estime que c’est dans la science des choses difficiles et complexes que conduit la véritable philosophie. Celle-ci a pour champ d’application le monde, la personne humaine et Dieu comme la fine pointe, la fin ultime et le principe premier. C’est ce qui justifie le fait que la philosophie, en partenaire égal et complémentaire, reprenne service discrètement et efficacement auprès de la théologie « comme le souffle de la montagne pour le prophète troublé et inquiet, à la recherche de Dieu ou comme le buisson qui brûle sans se consumer, signe de la présence anticipatrice du Dieu sauveur qui entend le cri de son peuple ».

Pourquoi parle-t-il de reprise de service ? On peut penser que Zacharie BERE fait ici allusion à l’existence conflictuelle entre philosophie et théologie dans l’histoire qui date de la scolastique. La philosophie a longtemps été considérée comme un simple instrument aux mains performantes de science sacrée. Il semble qu’elle est donc revenue à la table des grands après avoir disloqué le carcan des traditions, et qu’elle discute désormais sans complexe avec ses pairs. La philosophie, en tant que réflexion sur l’ensemble de notre savoir et pouvoir, veut saisir la réalité humaine dans toute sa complexité. Elle veut clarifier conceptuellement tout sujet qui relève de la raison et aider à classifier les connaissances qui en découlent.

Qu’on nous concède toutefois d’esquisser un élement de critique dans une grille de lecture. La vocation dialogale et épistémologique de la philosophie remonte à l’origine du philosopher grec. Même confinée dans un rôle d’essuie-glace, la philosophie a toujours été royaliste. Pour autant, il peut sembler injuste vis-à-vis du destin de la philosophie, d’affirmer qu’elle « découvre » « de nos jours » la place qui est la sienne. Dès ses origines grecques, la philosophie s’est présentée comme la « mère de toutes les sciences ». La philosophie ancienne avait pas partie liée avec une théologie naturelle (populaire et anthropomorphique) car des astres et des personnages mythiques étaient identifiés à des formes de divinité. Les philosophes sensualistes étaient des hommes de science intervenant dans des domaines variés. Thalès de Milet aurait été le premier à mener des recherches sur les causes des éclipses.  La philosophie redécouvre peut-être la place qui est la sienne.

Emmanuel AVONYO, op

>>>L’ACADEMOS

>>>SOMMAIRE

_______________________________________________________________

Faveurs et impostures

Le Billet de Mejnour 78

On raconte que, dans la Grèce antique, une athénienne reprochait à une spartiate de traiter les hommes sans ménagement. Réponse de la spartiate : « C’est bien par nous qu’ils viennent au monde ! »

Belle réponse. Elle réclame deux attitudes. D’abord la galanterie, hommage obligé à la femme à qui l’homme doit beaucoup – pas tout, loin s’en faut. Ensuite et enfin la rigueur en vertu de laquelle la femme, qui se targue de faire l’homme doit se montrer à la hauteur de la réputation qu’elle se taille.

Autrement l’émancipation, l’égalité, la parité deviennent un leurre. Et résonnent comme une vile imposture. La galanterie n’est pas une faveur. Il faut que l’égalité célèbre le mérite.

Femmes, Hommes, Mejnour vous salue !

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

>>> VOIR LE BILLET DE MEJNOUR 77

>>> L’ACADEMOS

>>> SOMMAIRE