Le billet de Mejnour 65
L’humain a la terre pour origine et pour socle.
Manifestement, être homme, c’est être fragile. C’est, se sachant passant, concéder à l’histoire et à la postérité, un droit de mémoire. C’est accepter, créature terrestre, de regarder le ciel et les étoiles pour s’élever, s’arracher aux stérilités des habitudes pour s’attacher à l’instabilité perpétuelle des idées qui renouvellent le monde.
L’humain se rapporte à l’humus de la terre. L’humus assure à la terre sa fécondité. Comme l’humilité assure à l’homme des garanties de vie. Etre humble, c’est regarder le ciel. Mais ce n’est pas, loin s’en faut, s’anéantir, se nier. Car on n’est plus rien, s’étant réduit à néant.
L’homme est humble. Essentiellement. Et tout est bien quand l’humilité n’ôte rien à la dignité. Heureux celui qui le sait et qui en tient compte !
Mejnour te salue.
Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com
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Posted by guy karl on février 27, 2010 at 9:49 am
L’humilité c’est peut-être aussi l’art de « humer »: respirer les effluves de la terre et de l’eau, et du vent et des fleurs. Rappelons que sapere (savoir) désigne d’abord la « saveur » du goûter, du humer, du respirer, du sentir. Amour de la terre et des autres éléments, présence dans l’immédiateté de la sensation vraie.
C’est du fondement que croissent « les dix mille êtres », et l’humain de l’humus.