Posts Tagged ‘Discours de la méthode’

Pensée du 15 mai 11

« (…) L’obscurité des distinctions et des principes dont ils se servent est cause qu’ils peuvent parler de toutes choses aussi hardiment que s’ils les savaient, et soutenir tout ce qu’ils en disent contre les plus subtils et les plus habiles, sans qu’on ait moyen de les convaincre ; en quoi ils me semblent pareils à un aveugle qui, pour se battre sans désavantage contre un qui voit, l’aurait fait venir dans le fond de quelque cave fort obscure. »

René Descartes,  Discours de la méthode (1637), Editions Sociales, Paris, 1950.

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Pensée du 02 mai 10

« Je jugeai que je pouvais prendre pour règle générale, que les choses que nous concevons fort clairement et fort distinctement, sont toutes vraies ; mais qu’il y a seulement quelque difficulté à bien remarquer quelles sont celles que nous concevons distinctement.»

René DESCARTES, Discours de la méthode

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GRILLE DE LECTURE

Par sa clarté, l’acte réflexif du « cogito » livre à Descartes la certitude justifiant le doute qui le précède et fondant les découvertes qui suivent. Ayant abouti à cela, Descartes “jugea qu’il pouvait prendre pour règle générale que ce que nous concevons fort clairement et fort distinctement sont toutes vraies.” Dans ses Principes de Philosophie, Descartes entend par idées claires et distinctes celles qui sont présentes et manifestes à l’esprit, et celles qui sont si précises qu’elles se qu’elles se distinguent nettement des autres.  C’est ainsi que doit être toute connaissance sur laquelle doit se porter un jugement indubitable.

La pensée des « idées claires et distinctes  est le propre de la raison. Tout ce que nous concevons à la lumière de la raison se veut clair et distinct, donc vrai. Tant que nous discernerons les choses clairement et distinctement, nous ne prendrons pas le faux pour le vrai.  Dans son Discours de la méthode, Descartes observe tout de même un écueil, il se rend bien compte qu’il y a quelque difficulté à bien remarquer quelles sont les idées que nous concevons clairement et distinctement. Comme s’il disait qu’il y a quelque difficulté à bien juger et à bien user de notre raison, de notre faculté de discernement. La difficulté réside dans la manière de considérer les choses, car il est difficile de considérer les choses comme il faut. Cette difficulté semble liée au fait que l’homme doute.

A la suite de la règle de l’évidence, Descartes se mit à réfléchir sur le fait qu’il doute. “En suite de quoi, faisant réflexion sur ce que je doutais.” Le doute nous est présenté comme une étape essentielle du parcours de Descartes. Il est même l’étape initiale de la recherche de Descartes. Pour s’assurer de la solidité de ses connaissances, il lui a fallu trouver une bonne fois pour toutes un fondement inébranlable à partir duquel il pouvait déduire tout le reste. Ainsi peut-on dire que la méthode cartésienne commence en réalité par la mise en doute systématique de toutes les connaissances qui nous semblent évidentes.

Le doute, c’est la mise en question et la réfutation volontaire et méthodique des connaissances. Il délivre de toutes sortes de préjugés ou de connaissances tâchées de germes obscurs. Il nous prépare le chemin pour accoutumer notre esprit à se détacher des sens et à s’élever à la certitude métaphysique, lieu de rencontre avec Dieu. Pour parvenir à la certitude du « cogito », Descartes s’est donc mis à douter de son savoir. Mais la nouveauté ici, c’est que Descartes fait réflexion sur le fait qu’il doute. Ce retour sur lui-même permet à Descartes de savoir qu’il n’était « pas tout parfait ». Il lui apparaît en pleine lumière que « c’était une plus grande perfection de connaître que de douter ».

Emmanuel AVONYO, op

Pensée 09 mars 10

« Je voyais clairement que c’était une plus grande perfection de connaître que de douter, je m’avisai de chercher d’où j’avais appris à penser à quelque chose de plus parfait que je n’étais ; et je connus évidemment que ce devait être de quelque nature qui fût en effet plus parfaite… »

René Descartes, Discours de la méthode

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GRILLE DE LECTURE

Le doute, c’est la mise en question et la réfutation volontaire et méthodique des connaissances. Il délivre de toutes sortes de préjugés ou des connaissances entachées de germes obscurs. Il nous prépare le chemin pour accoutumer notre esprit à se détacher des sens et à s’élever à la certitude métaphysique, lieu de rencontre avec l’être parfait. Pour parvenir à la certitude du « cogito », Descartes s’est donc mis à douter de son savoir. Mais la nouveauté ici, c’est que Descartes fait réflexion sur le fait qu’il doute. Ce retour sur lui-même permet à Descartes de savoir qu’il n’était pas tout parfait. Il lui apparaît en pleine lumière que c’était une plus grande perfection de connaître que de douter. En effet, douter, c’est remettre en cause ce qu’on croit savoir, c’est aussi se mettre en question. La connaissance porte pour cela la marque de la certitude alors que le doute est le signe de l’incertitude, du manque d’assurance. La réflexion sur le fait qu’il doute enseigne à Descartes qu’il est imparfait ou qu’il n’est pas parfait. Ainsi, après l’idée que j’ai de moi et de ce que je suis, vient l’idée de quelque chose qui n’est pas de moi, et de ce que je ne suis pas. Il faut alors se mettre à chercher d’où j’avais appris à penser quelque chose de plus parfait que je n’étais. Cela revient à se poser la question qu’est-ce qui explique que je puisse penser à un être parfait ? C’est-à-dire, à un être qui n’aurait aucune occasion de mettre en doute son savoir parce qu’il ne serait pas sujet à l’erreur. A cette question Descartes répond que seul un être de quelque nature qui fût en effet plus parfaite peut lui permettre de le penser. C’est un être plus parfait que lui qui lui inspire l’idée de parfait. Descartes de remarquer que s’il y a plusieurs qui se persuadent qu’il y a de la difficulté à connaître cet être parfait, et même aussi à connaître ce qu’est leur âme, c’est qu’ils n’élèvent jamais leur esprit au-delà des choses sensibles. Descartes formule ici de toute évidence une critique qui pourrait s’adresser aux philosophes qui prennent la réalité telle que les sens la leur présentent. Ils sont bornés à éprouver les choses par leur sens et n’élèvent guère leur esprit à la connaissance rationnelle parce qu’ils sont accoutumés à ne rien considérer qu’en l’imaginant, à tel point que tout ce qui n’est pas imaginable leur semble n’être pas intelligible, c’est-à-dire que tout ce que nous connaissons proviendrait des sens, selon ces philosophes. Cette façon de connaître les choses est le fait de l’imagination.

Emmanuel AVONYO, op

Pensée du 23 février 10

« Je considérai en général ce qui est requis à une proposition pour être vraie et certaine ; car, puisque je venais d’en trouver une que je savais être telle, je pensai que je devais aussi savoir en quoi consiste cette certitude.»

René Descartes, Discours de la méthode

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GRILLE DE LECTURE

Descartes commence cette pensée par la considération de « ce qui est requis à une proposition pour qu’elle soit vraie et certaine ». Il cherche à établir les conditions de la vérité et de la certitude du discours. En fait, Descartes venait de découvrir une vérité, le « je pense, donc je suis », mais qui ne lui assure pas encore la vérité de son discours. Cette découverte a néanmoins apporté à Descartes une certitude : il voit très clairement que pour penser, il faut être. De l’acte de ‘penser’, Descartes déduit la réalité de son ‘être’ car littéralement, le « je pense » précède le « je suis ».

Mais Descartes voit logiquement que pour penser, il faut être. Pour douter, concevoir, affirmer, nier, vouloir, imaginer et sentir, il faut être. La certitude de son être est dès lors inébranlable. «Je pense, donc je suis », la formule du « cogito », donne l’occasion de s’apercevoir que celui qui doute ne peut à priori douter de lui-même. C’est-à-dire que je peux douter des choses auxquelles je pense mais je ne puis douter du fait que je les pense comme douteuses. C’est pourquoi le doute poussé jusqu’au bout, le plus loin possible, se trouve être l’affirmation d’une vérité inébranlable. Cela place le « cogito » au cœur de la métaphysique cartésienne. Le « cogito » permet de réfuter le scepticisme en résistant au doute et en offrant une première vérité essentielle dans le processus de la connaissance. Cette vérité, la première que Descartes ait atteinte, se présente également la première à celui qui cherche à connaître.

En effet, elle se présente comme une vérité qui n’a besoin de rien pour être reconnue vraie et affirmée ; ou plutôt, dans la conception cartésienne, c’est une vérité qui présuppose l’effacement radical de toute présupposition de chose connue. Elle dépend du rejet de toutes autres formes de connaissances comme incertaines. Remarquons tout de même que cette vérité qu’assure l’acte de penser, est une vérité particulière. Elle n’est pas là où nous pouvons l’attendre. Elle ne concerne pas une chose qui serait objet de connaissance mais elle porte sur le sujet de la connaissance. Comme pour dire que ce qu’il y a de plus certain dans la connaissance, ce ne sont pas les choses à connaître mais celui qui les connaît et comment il les connaît.

Emmanuel AVONYO, op

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Pensée du 14 décembre 09

« Je jugeai que je pouvais prendre pour règle générale, que les choses que nous concevons fort clairement et fort distinctement, sont toutes vraies ; mais qu’il y a seulement quelque difficulté à bien remarquer quelles sont celles que nous concevons distinctement.»

René DESCARTES, Discours de la méthode

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GRILLE DE LECTURE

Par sa clarté, l’acte réflexif du « cogito » livre à Descartes la certitude qui justifie le doute qui le précède et fonde les découvertes qui suivent. Ayant abouti à cela, Descartes “jugea qu’il pouvait prendre pour règle générale que ce que nous concevons fort clairement et fort distinctement sont toutes vraies.” Dans ses Principes de Philosophie, Descartes entend par idées claires et distinctes celles qui sont présentes et manifestes à l’esprit, et celles qui sont si précises qu’elles se qu’elles se distinguent nettement des autres.  C’est ainsi que doit être toute connaissance sur laquelle doit se porter un jugement indubitable.

La pensée des « idées claires et distinctes  est le propre de la raison. Tout ce que nous concevons à la lumière de la raison se veut clair et distinct, donc vrai. Tant que nous discernerons les choses clairement et distinctement, nous nous ne prendrons pas le faux pour le vrai.  Dans son Discours de la méthode, Descartes observe tout de même un écueil, il se rend bien compte qu’il y a quelque difficulté à bien remarquer quelles sont les idées que nous concevons clairement et distinctement. Comme s’il disait qu’il y a quelque difficulté à bien juger et à bien user de notre raison, de notre faculté de discernement. La difficulté réside dans la manière de considérer les choses, car il est difficile de considérer les choses comme il faut.

A la suite de la règle de l’évidence, Descartes se mit à réfléchir sur le fait qu’il doute. “En suite de quoi, faisant réflexion sur ce que je doutais.” Le doute nous est présenté comme une étape essentielle du parcours de Descartes. Il est même l’étape initiale de la recherche de Descartes. Pour s’assurer de la solidité de ses connaissances, il lui a fallu trouver une bonne fois pour toutes un fondement inébranlable à partir duquel il pouvait déduire tout le reste. Ainsi peut-on dire que la méthode cartésienne commence en réalité par la mise en doute systématique de toutes les connaissances qui nous semblent évidentes.

Le doute, c’est la mise en question et la réfutation volontaire et méthodique des connaissances. Il délivre de toutes sortes de préjugés ou de connaissances tâchées de germes obscurs. Il nous prépare le chemin pour accoutumer notre esprit à se détacher des sens et à s’élever à la certitude métaphysique, lieu de rencontre avec Dieu. Pour parvenir à la certitude du « cogito », Descartes s’est donc mis à douter de son savoir. Mais la nouveauté ici, c’est que Descartes fait réflexion sur le fait qu’il doute. Ce retour sur lui-même permet à Descartes de savoir qu’il n’était « pas tout parfait ». Il lui apparaît en pleine lumière que « c’était une plus grande perfection de connaître que de douter ».

Emmanuel AVONYO, op

Pensée du 13 décembre

L’academos

Sommaire

Pensée du 21 novembre 09

« Je jugeai que je pouvais prendre pour règle générale, que les choses que nous concevons fort clairement et fort distinctement, sont toutes vraies ; mais qu’il y a seulement quelque difficulté à bien remarquer quelles sont celles que nous concevons distinctement.»

René DESCARTES, Discours de la méthode

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GRILLE DE LECTURE

Par sa clarté, l’acte réflexif du « cogito » livre à Descartes la certitude qui justifie le doute qui le précède et fonde les découvertes qui suivent. Ayant abouti à cela, Descartes « jugea qu’il pouvait prendre pour règle générale que ce que nous concevons fort clairement et fort distinctement sont toutes vraies. » Dans ses Principes de Philosophie, Descartes entend par idées claires et distinctes celles qui sont présentes et manifestes à l’esprit, et celles qui sont si précises qu’elles se qu’elles se distinguent nettement des autres.  C’est ainsi que doit être toute connaissance sur laquelle doit se porter un jugement indubitable.

La pensée des « idées claires et distinctes  est le propre de la raison. Tout ce que nous concevons à la lumière de la raison se veut clair et distinct, donc vrai. Tant que nous discernerons les choses clairement et distinctement, nous nous ne prendrons pas le faux pour le vrai.  Dans son Discours de la méthode, Descartes observe tout de même un écueil, il se rend bien compte qu’il y a quelque difficulté à bien remarquer quelles sont les idées que nous concevons clairement et distinctement. Comme s’il disait qu’il y a quelque difficulté à bien juger et à bien user de notre raison, de notre faculté de discernement. La difficulté réside dans la manière de considérer les choses, car il est difficile de considérer les choses comme il faut.

A la suite de la règle de l’évidence, Descartes se mit à réfléchir sur le fait qu’il doute. « En suite de quoi, faisant réflexion sur ce que je doutais. » Le doute nous est présenté comme une étape essentielle du parcours de Descartes. Il est même l’étape initiale de la recherche de Descartes. Pour s’assurer de la solidité de ses connaissances, il lui a fallu trouver une bonne fois pour toutes un fondement inébranlable à partir duquel il pouvait déduire tout le reste. Ainsi peut-on dire que la méthode cartésienne commence en réalité par la mise en doute systématique de toutes les connaissances qui nous semblent évidentes.

Le doute, c’est la mise en question et la réfutation volontaire et méthodique des connaissances. Il délivre de toutes sortes de préjugés ou de connaissances tâchées de germes obscurs. Il nous prépare le chemin pour accoutumer notre esprit à se détacher des sens et à s’élever à la certitude métaphysique, lieu de rencontre avec Dieu. Pour parvenir à la certitude du « cogito », Descartes s’est donc mis à douter de son savoir. Mais la nouveauté ici, c’est que Descartes fait réflexion sur le fait qu’il doute. Ce retour sur lui-même permet à Descartes de savoir qu’il n’était « pas tout parfait ». Il lui apparaît en pleine lumière que « c’était une plus grande perfection de connaître que de douter ».

Emmanuel AVONYO, op

Pensée du 20 novembre

L’academos

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