« … Telle est la situation : d’une part, tout a été dit avant la philosophie, par signe et par énigme ; c’est un des sens du mot d’Héraclite : Le maître dont l’oracle est à Delphes ne parle pas, ne dissimule pas : il signifie. D’autre part, nous avons la tâche de parler clairement, en prenant peut-être aussi le risque de dissimuler, en interprétant l’oracle. La philosophie commence à soi, elle est commencement. Ainsi, le discours suivi des philosophies est à la fois reprise herméneutique des énigmes qui le précèdent, l’enveloppent et le nourrissent, et recherche du commencement, quête de l’ordre, appétit du système. Heureuse et rare serait la rencontre, au sein d’une même philosophie, entre l’abondance des signes et des énigmes retenues et la rigueur d’un discours sans complaisance. »
Paul Ricœur, Le conflit des interprétations, Paris, Seuil, 1969, p. 292.
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Posted by Eurekdav on juin 3, 2015 at 5:08 pm
Je suis passionné par la lecture de P. RICOEUR, <>, mais quand même soutenir que tout à été dit, et que tout était déjà dit dès l’époque d’Héraclite, faut oser, ou avoir une curieuse idée de la finitude humaine… D’accord quand il dit que la philosophie est commencement autant que recherche du commencement… Un commencement suppose un avenir, une visée un télos, qu’il associe pertinemment dans <> avec la notion de « sublimation »…
Posted by Eurekdav on juin 3, 2015 at 5:10 pm
J’ai fais une erreur typographique, entre les signes ouvrant et fermant, je mettais le nom de l’ouvrage de RICOEUR : « De l’interprétation, essai sur Freud »…