Ethnophilosophie et culture
« A ne s’appuyer que sur ses « mérites », il manque de poids « historique ». Il lui faut un avoir héréditaire, un héritage de valeurs et de mérites. On l’appellera culture et celle-ci comptera comme l’un de ses principaux éléments la philosophie, mais spécifique et transmise ».
Eboussi Boulaga F., La crise du Muntu, Paris, Présence Africaine, 1977, p. 19.
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GRILLE DE LECTURE
M. Eboussi, comme nombre de ses camarades a longuement critiqué l’ethnophilosophie et le recours incessant que celle-ci fait à la culture. Le fait est qu’on ne peut se définir philosophe en s’appuyant sur les mérites, sur le passé, sur la tradition, sur la production des ancêtres, etc. Lorsqu’on se prétend philosophe – car la philosophie est d’abord une prétention – on porte avec soi les preuves de cette prétention, preuve qu’on produit et fournit soi-même et non qui sont des héritages qu’on brandit et dépose sur la table des valeurs. Cette citation rejoint celle de M. Towa qui écrivait que « Déterrer une philosophie, ce n’est pas encore philosopher » (Essai, p. 29).
Voir le blog de Jean Eric BITANG
Posted by Tristan on décembre 19, 2011 at 1:09 pm
Merci M.Bitang pour cette grille de lecture concise mais explicite !
Posted by jeanericbitang on décembre 19, 2011 at 4:20 pm
De rien, c’est un plaisir.