Qu’est-ce que le néo-colonialisme ?
« L’essence du néo-colonialisme, c’est que l’Etat qui y est assujetti est théoriquement indépendant, possède tous les insignes de la souveraineté sur le plan international. Mais en réalité, son économie, et par conséquent sa politique, sont manipulées de l’extérieur ».
Nkrumah K., Le néo-colonialisme. Dernier stade de l’impérialisme, Paris, Présence Africaine, coll. « Le Panafricanisme », 1973, p. 9.
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GRILLE DE LECTURE
Nkrumah, par cette citation clarifie considérablement le terme « néo-colonialisme ». En réalité, il ne s’agit pas d’une continuatio du colonialisme, de sorte que le néo-colonialisme soit nécessairement et naturellement issu d’ « ex puissances coloniales ». En réalité, le néo-colonialisme peut être imputable à tous les Etats capitalistes qui oppriment les autres dans le but de se satisfaire – comme les Etats-Unis qui n’ont historiquement aucun passé colonial, mais qui sont à l’heure actuelle, une grande puissance néocoloniale. Oserons-nous dire encore que le nkrumahisme est dépassé ? Il suffirait, pour se rendre à l’évidence de l’actualité de la pensée de Nkrumah, de regarder la scène politique internationale et surtout le rapport des Etats « forts » à l’Afrique. Nous, les Africains, devons résolument prendre notre destin en main, et cela implique l’arracher des mains de l’autre. Et qui dit « arracher » dit de la force et de la violence. La négociation ne résoudra rien avec l’oppresseur et Hegel avait tort. Il faut qu’on cesse de vouloir le service minimal en matière de liberté, car le service minimal c’est le service des chiens ! La liberté ou rien !
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