Archive for the ‘SAGESSE’ Category

Pensée du 17 octobre 10

« Quel homme, aussi longtemps qu’il fuit la tristesse, pourrait être jamais touché par un souffle vivifiant ? »

Martin HEIDEGGER, L’Expérience de la pensée

Pensée du 16 octobre 10



Faire du monde une fantasmagorie mouvante et bigarrée d’images laissant transparaître l’idée, l’esprit, est un point de vue éminemment artistique, qui restitue en quelque sorte l’artiste à lui-même

THOMAS MANN, Les Maîtres

Pensée du 15 octobre 10

« La vue d’une chose belle nous satisfait nécessairement, mais d’une nécessité qui est simplement nécessité d’elle-même, nécessité de soi par soi. »

Augustin KOUADIO DIBI, « La question du beau », Cours d’esthétique UCAO-UUA 2009.

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GRILLE DE LECTURE

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Avons-nous déjà écouté une musique sans texte, le doux chant d’un oiseau ? Cette espèce de beauté nous satisfait nécessairement. Les fleurs sont de l’ordre d’une libre beauté de la nature. Nous les apprécions esthétiquement et cette appréciation nous suffit. Nous ne leur trouvons aucune fin extérieure d’aucune sorte. La contemplation de cette espèce de beauté ne veut satisfaire à aucune fin extérieure à elle-même. Il est comme conforme à un dessein secret que la raison humaine se mette toujours à rechercher l’unité, l’harmonie, la régularité et l’ordre dans les rapports entre les choses. Mais elle n’explique pas toujours la volonté qui porte la beauté, elle y discerne tout au plus le but de la nature. L’intelligence découvre que les choses semblent avoir été faites belles par une volonté non objective. Mais à côté de la libre beauté, Kant discerne la beauté adhérante. C’est une beauté habillée d’affectivité. Cette beauté n’est pas pure, le jugement de goût n’y est pas pur. Elle est guidée par un critère empirique relevant de la communicabilité universelle de la sensation. La beauté de l’homme est une beauté adhérante, cette beauté corporelle repose sur un constat empirique fait de valeurs relatives. Une chose n’est belle, ou bien le beau n’est vraiment appelé beau que parce qu’il nous satisfait nécessairement et librement.

En effet, pour Dibi Koudio Augustin, « Dans l’art, la satisfaction est de l’ordre de la faveur. Tout se passe comme si quelque chose venait nous faire signe librement dans une jouissance gratuite. » C’est cette libre beauté qui suscite chez le sujet l’émotion esthétique accompagnée de cette exclamation libre, simple et gratuite, que c’est beau ! Le beau apparaît comme la nécessité d’elle-même, il est une « nécessité sans loi ». L’idée d’une nécessité sans loi surprend toujours la conscience comme entendement, habituée à des catégories rigides et fixes. La nécessité sans loi est celle qui n’obéit à aucune raison objective. La chose belle est une nécessité seulement soumise à soi. La seule loi qui gouverne le monde du beau est la norme du sens commun, de ce que Kant appelle le sain bon sens. Il s’agit du sens commun esthétique favorisé par l’harmonie des facultés (entendement, sensibilité, imagination) chez tout humain. Notre imagination nous fait aimer le beau de manière nécessaire mais sans aucune contrainte que celle du beau. L’émotion du beau surgit sans aucune extériorité contraignante, nous nous surprenons en présence de ce qui émerveille, de ce qui transporte et accomplit sa fin simplement en ce mouvement même.

Emmanuel AVONYO, op

Pensée du 14 octobre 10

« La conscience est un trait d’union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l’avenir. »

Henri BERGSON, Evolution créatrice

Pensée du 13 octobre 10

« Par substance, on ne peut entendre rien d’autre que la chose qui existe de manière à ne pas avoir besoin d’aucune autre pour exister. »

René DESCARTES, Les Principes de la philosophie

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GRILLE DE LECTURE

Descartes a hérité du concept scolastique de la substance. Mais la substantia (essentia) scolastique doit beaucoup à l’hypokeimenon aristotélicien. La substance de la métaphysique ancienne est ce qui existe en soi, elle est la réalité permanente qui sert de soubassement aux attributs changeants. C’est en quelque sorte la sub-stance qui sou-tient les accidents, elle est la quiddité même, ou encore l’ousia, l’objet de la science de l’Etre en tant qu’Etre. Si la substance aristotélicienne se définit par rapport aux accidents, la substance cartésienne elle se définit par rapport à une autre substance qu’on va préciser bientôt. Pour lui, être une substance, cela signifie exister par soi-même (per se), sans le concours d’un autre être. C’est l’autonomie substantielle des êtres créés. Or, s’il y a des êtres créés, c’est qu’il y a un créateur, Dieu. Par voie de conséquence, selon Descartes, Dieu seul mérite le nom de substance, et c’est par rapport à cette substance absolue que la substance humaine se définit. « Par le nom de Dieu, j’entends une substance infinie, indépendante, suprêmement intelligente, suprêmement puissante » par laquelle tout ce qui existe a été créé. Comment faut-il comprendre que Dieu soit la substance même et que les êtres créés soient aussi des substances ? Descartes parle de substance en ce qui concerne les choses créées, parce qu’elles n’ont pas besoin du concours ordinaire de Dieu pour continuer à subsister.

Pour aller plus loin, la conception aristotélicienne de la substance est moniste alors que Descartes se situe dans une perspective dualiste, il conçoit une double substance en ce qui concerne les choses créées. Le dualisme cartésien découlant de l’opposition corps et esprit (âme) s’étend à sa conception de la substance. L’âme, l’esprit ou la conscience est une substance immatérielle ou substance pensante alors que le corps incarne la substance étendue. La pensée n’est pas une substance, elle est un attribut de l’âme, la chose pensante, la res cogitans. C’est l’homme qui est à la fois la substance pensante et la substance corporelle. L’homme, par la pensée, peut avoir une connaissance claire et distincte de son âme. La substance corporelle et la substance spirituelle existent de façon autonome, mais en vertu du fait que l’homme est une créature, Dieu les maintient par ce que Descartes appelle la création continuée. Spinoza s’opposera au dualisme cartésien de la coexistence en l’homme d’une double substance. La substance est ce dont le concept n’a pas besoin d’autre chose pour être formé. Autour de la substance autonome spinoziste, se greffe cependant les attributs et les modes de l’être.

Emmanuel AVONYO, op

Pensée du 12 octobre 10

« Les puissants se servent de Dieu pour contrôler les hommes. On peut remplacer Dieu par religion si on veut, cela relève plus du jeu de mot que d’autre chose. Oui, les politiques sont de gros consommateurs de religion(s). Et grâce à elle, ils gouvernent le monde. »

YANOLA, « Lire, parler, écrire : Richesse du pauvre ou Arme des faibles ? »

Pensée du 11 octobre 10

« Les symboles ne signifient pas à la manière des concepts, mais ils obéissent aux lois de l’image et de l’affect. Ils n’expriment pas une signification univoque.»

Julien NAUD, « Symbolisme ».

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GRILLE DE LECTURE

La signification véhiculée dans un symbole se situe au niveau préconceptuel, dans la pénombre de la sensibilité et de l’affectivité. Qu’ils soient un texte, un objet, une représentation, un signe, les symboles évoquent des images, dont chacune d’elle suggère quelque chose de particulier. Comme l’image, le symbole touche d’abord l’affectivité. Le symbole est à un niveau primaire de signification, alors que le concept réflexif occupe le niveau tertiaire, où il est dépouillé de son épaisseur de sens. Le symbole n’est pas univoque, il a une plus grande épaisseur sémantique, non seulement parce qu’il appartient souvent (relié) à une constellation de symboles, mais aussi parce que la signification préconceptuelle présente dans le symbole révèle l’ensemble du sujet humain, c’est-à-dire que les symboles reflètent la condition existentielle du sujet multidimentionnel auquel ils se rapportent. La signification symbolique n’est pas univoque parce que l’homme se situe toujours par rapport à lui-même, aux autres et à un environnement cosmique. Le sujet humain vit ses choix fondamentaux dans la joie ou la tristesse, dans la paix ou dans la lutte, dans l’admiration ou dans le désespoir. Bref, tout symbole qui se rapporte à l’homme, s’immerge dans un mélange de sentiments, qui se renforcent ou qui se contredisent l’un et l’autre. Pour Julien NAUD, tout symbole possède un surplus de sens, dans la mesure où il évoque l’ouverture du sujet à la totalité de son monde.

Pour tout dire, le symbole ne se limite pas à son sens littéral, il converge toujours vers l’expression absolue des options les plus essentielles de l’homme. Le symbole cherche une correspondance avec l’absolu auquel est ouvert le sujet humain ; il en est pour ainsi dire, la résonance dans sa sensibilité et son affectivité. Les lois de l’image et de l’affect sont celles sous lesquelles un symbole se donne généralement. Chaque symbole renvoie à un ensemble d’images qui le signifient, et ces images provoquent les affects de toutes sortes que nous venons d’énumérer (joie, espoir, déception, jalousie…) Au cœur de l’affectivité humaine, un surplus de sens vient faire signe ; l’absolu y ébauche un sens. Le symbole ne signifie pas à la manière des concepts. On croit souvent à tort que le concept est plus riche que le symbole. Selon Julien NAUD, plus que le concept, le symbole est apte à faire ressentir les infinies nuances qui structurent la façon dont l’homme se situe dans la totalité de l’univers. Cette aptitude du symbole s’explique par le fait qu’il s’enracine dans une tradition d’interprétation déterminée par une intuition métaphysique, une distance temporelle et un espace culturel qui connaissent des modulations historiques. Pendant des siècles, un peuple a déposé dans un symbole la richesse et la diversité de son expérience. Le monde du texte cherche souvent à rendre compte de cette richesse de l’univers symbolique pour le sujet qui vient à la compréhension.

Emmanuel AVONYO, op

Pensée du 08 octobre 10

« Dieu est l’être absolument infini, c’est-à-dire la substance qui consiste en une infinité d’attributs dont chacun exprime une essence éternelle et infinie. »

Baruch SPINOZA, L’Ethique

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GRILLE DE LECTURE

Il se dit souvent que Spinoza est l’Aristote de Platon. Il n’a pas suivi son maître Descartes, mais d’une certaine manière, il n’a fait que prolonger ses intuitions. Ce continuateur critique du cartésianisme admet l’existence d’une Pensée et d’une Etendue, mais elles ne sont que deux attributs parmi tant d’autres qui définissent Dieu. La Pensée divine et l’Etendue divine, c’est Dieu sous deux aspects ou modes complémentaires. Et ainsi, tout être en tant que corps et âme, peut être considéré comme l’incarnation de ces deux modes divins. Dieu est une substance infinie dont les attributs revendiquent la même perfection d’être. Dieu est Pensée et Etendue ; l’Etendue est l’essence même des corps, et la Pensée, celle des esprits. Pensée et Etendue ne se dissocient pas. Dieu, comme dit expressément Spinoza, est chose étendue dans la mesure où il se confond avec le monde ; Le lecteur de l’Ethique et le lecteur du Traité théologico-politique pourront ne pas s’entendre sur la définition de Dieu chez Spinoza. Le premier avancera que le Dieu spinoziste est impersonnel et philosophique (comme au temps des Voltaire et Rousseau) ; le second tiendra le point de vue selon lequel le Dieu de Spinoza est représenté comme communiquant avec les hommes par l’intermédiaire des prophètes, il s’intéresse à leur sort et dirige leur destinée : c’est le Dieu judéo-chrétien. Nous pourrons faire admettre ici qu’il y a un seul Dieu chez Spinoza. Mais il semble que vraiment, le Dieu du Traité n’apparaît pas au premier coup d’œil comme identique à la substance infinie, au Dieu immuable et impassible tel qu’il est défini dans l’Éthique. Parce que Spinoza lui-même aurait par sa doctrine rejeté le Dieu providentiel de la foi juive. Qu’importe : la pensée du jour nous parle du Dieu du philosophe Spinoza. Il est l’être absolument infini, il est la substance ayant une infinité d’attributs dont chacun apparaît comme l’émanation de son essence éternelle et infinie. Le Dieu de Spinoza est défini comme la substance une, la substance immuable, infinie et universelle. Une précision s’impose : le Dieu de Spinoza n’est pas « la » substance, il est « une » substance parfaite, et cette substance unique est déterminée par une infinité d’attributs infinis. De cette manière, la substance ne se conçoit pas plus sans les attributs que les attributs sans la substance. Entre la substance et l’attribut il n’existe en fait qu’une différence nominale. Bien plus, même si tout être est un attribut (infini) divin, l’entendement de Dieu et sa volonté n’ont rien de commun avec les nôtres et ne leur ressemblent en aucune façon. La volonté divine ne diffère point de son entendement. Autrement dit, il n’a point de libre arbitre et sa prétendue liberté n’est qu’une nécessité sans contrainte.

Emmanuel AVONYO, op

Pensée du 01 octobre 10

« Je me suis placé pour ainsi dire à l’intérieur de l’action humaine pour reconnaître quelles en sont les exigences, pour en mesurer toute l’expression irrésistible. »

Maurice BLONDEL, L’action.

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GRILLE DE LECTURE

Maurice BLONDEL découvre qu’il agit sans même savoir ce qu’est l’action, sans connaître au juste qui est l’homme. Or, pour comprendre le sens de la condition humaine, il faut affronter le problème de l’action humaine. Cela revient à étudier la dialectique de la vie réelle, à déceler ce qui est inévitable et nécessaire dans le déploiement de l’action. Pour ce faire, il faut se porter au cœur l’action en vue de la thématisation réflexive de son vécu. Nous nous proposons d’indiquer ici les grandes lignes de l’Action de Blondel. La méthode de Blondel repose sur la dialectique intérieure à la volonté, la dialectique de la volonté voulante et de la volonté voulue, du mouvement réfléchi et du mouvement spontané de la volonté. La thématisation de cette dialectique comprend cinq parties. Intéressons-nous aux trois premières qui nous présentent l’homme aux prises avec le monde. Pour Blondel, il nous faut répondre à trois questions. Voici la première : y a-t-il un problème de l’action ? (L’action pose-t-il problème ?) Deux attitudes s’offrent, celle du dilettante et celle de l’esthète. Le dilettante évacue le problème et prétend goûter au plaisir relatif à tout, c’est-à-dire sans jamais s’engager à fond. Blondel répond que passer outre le problème de l’action sous le fallacieux prétexte de ne rien vouloir et de ne s’engager dans rien, c’est se vouloir soi-même, c’est s’engager subtilement (au fond) à ne vouloir que Soi pour objet : pur égoïsme.

Deuxième question : la solution du problème de l’action est-elle négative ? (Faut-il ne pas agir ?) Pour le dilettante, il ne faut rien attendre de la vie, parce qu’elle ne peut rien donner ; le néant est le but de l’ambition humaine, la connaissance met en évidence la vanité de la condition humaine. Contre cette attitude pessimiste et nihiliste, Blondel répond : on ne peut concevoir ni vouloir le néant absolu. Au vrai, la volonté du néant procède d’un amour absolu de l’être, on veut en vérité (profondément) qu’il y ait quelque chose de consistant en soi. C’est la volonté voulue qui s’empresse de répondre en la personne du dilettante. Sa volonté voulante est autre. Cet élan du vouloir spontané (de la volonté déclarée) questionne néanmoins la consistance même de tout l’ordre naturel et scientifique : existe-t-il quelque chose d’humainement consistant en soi ? Il appelle la volonté voulante (profonde) à se prononcer sans tarder. Troisième question : le désir de l’absolu étant, l’action humaine peut-elle être bornée au domaine naturel ? Après avoir passé en revue toutes les sphères de l’activité humaine, Blondel conclut qu’aucune d’elles, ni leur totalité, ne suffit à combler le vouloir de l’homme. Ainsi, il est impossible de ne pas reconnaître l’insuffisance de tout l’ordre naturel. Cette troisième question rend compte de la troisième partie de la théorie de l’action de Blondel, troisième partie qui est une genèse du surnaturel. Nous n’avons pas analysé ici les deux dernières parties de la théorie : elles concluent à la nécessité de prendre au sérieux l’idée de la révélation et de l’ordre surnaturel.

Emmanuel AVONYO, op

Pensée du 29 septembre 10

« Si je sais que la religion est la conscience de soi aliénée de l’homme, je sais donc que dans la religion en tant que telle, ce n’est pas ma conscience de soi, mais ma conscience de soi aliénée qui trouve sa confirmation. »

Karl Marx, Manuscrits de 1844 

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GRILLE DE LECTURE

Dans la société de Karl Marx, le travailleur est exploité. Il vit une aliénation et une détresse réelle dont la religion est l’auréole. Pourquoi la religion est-elle la confirmation de la conscience de soi aliénée du travailleur ? Marx affirme que dans le monde du travail, l’humanité est menacée. Les classes prolétaires qui vivent sous l’exploitation sont dépossédées de leur liberté, de leur pouvoir ainsi que du fruit de leur dur labeur. L’homme devient une marchandise qui produit de la marchandise. En fait, l’homme s’aliène à tel point qu’il ne se reconnaît plus dans son propre produit. Son propre travail lui apparaît comme une puissance extérieure, il devient lieu d’oppression et de coercition. L’homme travailleur est rendu étranger à lui-même sous les menaces du monde naturel, social et politique. Ainsi, devenus étrangers à eux-mêmes, les hommes projettent dans le ciel la liberté et le bonheur qui sont inaccessibles ici-bas. Mais le ciel n’est pas non plus à portée de main. La religion apparaît comme une aliénation supplémentaire, l’exploitation de la misère de l’homme. C’est de cette manière que la religion est l’un des signes de l’aliénation sociale, la confirmation de la conscience de soi aliénée, le symbole d’une liberté bradée, vendue comme une marchandise sans droit de suite.

Nous comprenons mieux pourquoi Marx orchestre une critique de la religion. La religion est la misère de l’homme, elle est une consolation illusoire. Dans la religion, l’homme proteste contre la détresse sociale, mais c’est un effort inutile. Il faut en finir avec la religion qui ne fait que cristalliser les espoirs autour d’un objet inaccessible. « L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l’exigence que formule son bonheur réel. Exiger qu’il renonce aux illusions sur sa situation, c’est exiger qu’il renonce à une situation qui a besoin d’illusions. » Marx veut atteindre à travers la critique de la religion aliénante le bien être social de l’homme. En s’attaquant à l’une des racines du mal, la religion comme idéologie, il entend éliminer la misère et l’oppression. Le but de la démarche est la constitution d’Etat communiste dans lequel personne ne dépendra des autres, nul ne serait la marchandise de quiconque. Développer l’individu, c’est développer la société.

Emmanuel AVONYO, op