Archive for the ‘CULTURE’ Category

Immanence

Le billet de Mejnour 69

La transcendance, pour user de comparaison, c’est le soleil qui point à l’est. Il est de bon ton que celui qui va vers le soleil levant s’oriente, de jour comme de nuit. L’instrument dont il a le plus besoin est, alors, sans contredit, une boussole.

Pour la femme et l’homme, la boussole, c’est la conscience. L’aiguille aimantée de cette boussole, c’est le sens de la rectitude, la science du bien.

Le bien immanent est appelé par et vers le bien transcendant. L’homme est donc, ainsi, un projet, une intention. Il est entre ciel et terre, source et terme, immanence et transcendance. Il est continuellement tendu entre deux extrêmes, sans cesse embarqué dans le vertigineux tourbillon de la liberté puis du choix.

Mejnour vous salue !

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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Pensée du 03 mars 10

« C’est à cause de la violence qu’il faut passer de l’éthique à la morale. »

Paul Ricœur, « Ethique et morale », in Lectures 1 – Autour du Politique

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GRILLE DE LECTURE

Faut-il distinguer entre éthique et morale ? Cette question divise philosophes, éthiciens et moralistes. A priori, rien ne permet d’opposer l’éthique à la morale, car ethos et mores renvoient tous aux mœurs. Mais Ricœur introduit une « nuance conventionnelle » entre ces deux termes. L’éthique désigne la visée d’une vie accomplie sous l’orbe d’actions estimées bonnes, alors que la morale concerne des actions encadrées par des normes, des obligations, et caractérisées par une exigence d’universalité et un effet de contrainte. L’exigence d’universalité des normes découle du fait que les règles formelles ne définissent que des critères généraux auxquels tout homme doit soumettre son action.

Un acte éthique est celui qui vise le bien, un acte moral est celui qui obéit à des règles ou à des devoirs. La distinction entre éthique et morale consacre l’opposition de l’héritage aristotélicien et de l’héritage kantien, de la notion de la fin de l’action (vie heureuse) et de celle de l’obéissance au devoir. Pour Ricœur, l’éthique prime sur la morale, mais il faut encore que la vie éthique passe sous le contrôle des normes. Les normes permettent de repousser ou de dissuader les violents, elles contristent tout ce qui peut empêcher l’éthique d’atteindre le bien universel. La relation sociale spontanée d’homme à homme est fondamentalement marquée par la violence, l’exploitation de l’autre, les brimades diverses.

Dans les situations d’interaction humaine, l’exercice du pouvoir met aux prises un agent et une victime de l’action du premier. C’est l’exemple des tortures, viols, vols, tromperies, ruses et différentes figures du mal politique que condamne la morale et que sanctionne le droit. Lorsque l’on passe de l’éthique à la morale, les lois ne sont pas simplement morales (se proposant à la conscience), elles sont aussi juridiques (mesures contraignantes). Des sanctions légales peuvent donc être prises contre les violences perpétrées. Les lois permettent de réguler les relations humaines, de contrôler et de limiter l’exercice de la violence sur les partenaires sociaux. Mais le passage à la morale n’affranchit pas l’éthique de toute référence au bon. C’est pourquoi Ricœur dit que « le juste » est écartelé entre une référence ineffaçable au bien et les opérations normatives de la pratique légale.

Emmanuel AVONYO, op

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Transcendances

Le billet de Mejnour 68

L’humain est intention. Donc, pour vivre, il faut être porté par un projet. Il faut porter son projet. Une sorte de projet d’humanité qui pousse à rechercher la perfection par une constante persévérance dans le bien. Et comme, ainsi que l’atteste Hugo, « Le réel est l’asymptote du possible ; l’impossible est une frontière toujours reculante », nul ne peut avoir la prétention d’épuiser les possibilités de la perfection.

D’où la valeur des transcendances que proposent et les religions et autres systèmes d’idées. Etre plus, être mieux. Car chacun porte en lui le plus et le mieux de la condition humaine. Car l’idéal, quoique véhiculé par quelque structure extérieure, n’est valable que dans la mesure où il incite chacun au dépassement de soi.

L’idéal attire sa contrepartie en nous. Pour l’inviter au royaume de la transcendance où le sublime se décline en facettes multiples et multiformes.

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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Pensée du 02 mars 10

« Pour ce qui relève du cogito, sa brisure est l’expression d’une réflexion, comme reprise sur soi de la conscience qui exclut le corps et le monde, pour faire cercle fermé avec elle-même. »

David-Le-Duc TIAHA, Paul Ricœur et le paradoxe de la chair. Brisure et suture.

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GRILLE DE LECTURE

La pensée de ce jour est un double hommage : elle est d’abord un hommage à un fils d’Afrique, qui de façon honorable, réussit à prendre place à la cour des grands pour partager des mets royaux. Le deuxième hommage est à l’endroit de Paul Ricœur dont la pensée ne cesse de courir nos cafés philosophiques, tant même les miettes qui tombent de sa table conceptuelle suffisent à sustenter les amoureux de la sagesse les plus impénitents. David-Le-Duc TIAHA est un ricoeurien heureux dont la plume n’arrête plus de tourner. Son long séjour dans la philosophie de Ricœur se traduit déjà par une écriture philosophique allègre et une pensée vivante.

Dans Paul Ricœur et le paradoxe de la chair, David-Le-Duc TIAHA entreprend de montrer un chemin qui mène au cœur de la thématique philosophique disparate de son maître. Il veut unifier une pensée pluridisciplinaire qui se veut, elle-même, une entreprise de « suture » du cogito brisé. En effet, de Descartes à Husserl en passant par Kant, la philosophie s’est progressivement enveloppée dans une tour d’ivoire où le sujet est coupé de son corps et du monde des hommes. Le cogito est brisé et exilé à la suite de l’expulsion du corps propre hors du cercle de la subjectivité. Devant la menace de la brisure radicale de l’être comme risque de non sens, David-Le-Duc TIAHA travaille à la restauration du pacte originel de la conscience avec son corps et le monde.

Le cogito étant intérieurement brisé, l’existence aussi tend à se briser. Il éprouve par la conscience de la brisure ses propres limites. Le cogito de Ricœur se met donc en quête de sens. A la différence de la substance pensante autoconsciente de Descartes ou de la conscience absolue de Husserl, le cogito ici ne peut être qu’un sujet incarné, engagé dans l’existence, un cogito médiatisé par la chair et son être-au-monde. Concrètement, le soi va s’appuyer sur la chair comme son mode d’ouverture sur l’horizon du monde. Le mode d’être de la chair assure le lien réciproque entre le mode d’être du soi et le mode d’être du monde. Mais l’incarnation dans le monde ne fera que souligner la brisure intérieure du cogito qui se saisit comme inadéquation de soi à soi-même, différence de soi avec soi-même. La réconciliation réalisée, la suture clinique de l’être pourra-t-elle enfin réussir ? Seul le médecin ricoeurien connaît la suite.

Emmanuel AVONYO, op

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Relations

Le Billet de Mejnour 67

L’imminence des fêtes de fin d’année n’est pas étrangère au choix de ce thème. Il implique en effet une triple dimension de ce qu’est l’humaine créature : un en soi, et un pour soi, ce dernier renvoyant aussi bien à la transcendance (au divin) qu’à l’interpersonnel.

Il est vrai que « je » peut être un autre. Et que les cartes peuvent se brouiller quand, par le jeu de sympathies vives, « je » se confond avec l’autre. Mais, par notre légendaire souci du moindre effort, ne cheminerons sur les sentiers de l’altérité.

Cela pourrait être l’occasion d’un clin d’œil à la religion. Un certain…Joseph Ratzinger a écrit quelque part des lignes, plutôt intéressantes sur le philosophe. Avec elles, nous nous accorderons le loisir d’une plongée dans la pensée.

Belle semaine en perspective. Sincères remerciements à toutes nos compagnes…Et compagnons qui daignent nous faire savoir qu’ils nous lisent et que l’Académos n’est fermée à personne.

Mejnour vous salue !

Mejnour ben Hur, mejnourbh@gmail.com

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Pensée du 01 mars 10

« La constitution du soi et la constitution du sens sont contemporaines. »

Alain Thomasset, Paul Ricœur : une poétique de la morale.

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GRILLE DE LECTURE

Alain Thomasset est un grand lecteur de Paul Ricœur. Cet ouvrage qu’il a consacré à sa réflexion morale est l’un des plus représentatifs de la pensée de Paul Ricœur. La citation proposée à notre méditation philosophique est à situer dans le cadre de l’herméneutique des récits et la compréhension de soi. On parlerait simplement d’une herméneutique du Soi. L’herméneutique est la science de l’interprétation. C’est le travail de pensée qui consiste à démêler le sens caché dans le sens apparent, à déployer les niveaux de signification impliqués dans la signification littérale. Le fait de démêler les sens impliqués dans les textes est une façon de constituer ou de reconstituer le sens. Ce sens peut ne plus être exactement celui que l’auteur aurait aimé conférer à son texte. Cette idée renvoie au phénomène herméneutique qu’on appelle l’appropriation.

La compréhension de la pensée d’un auteur est le lieu de son appropriation. Par appropriation, il faut entendre que l’interprétation d’un texte s’achève dans l’interprétation de soi d’un sujet. Ainsi, l’interprétation, qui est un exercice de constitution du sens d’un texte, est en même temps une appropriation par le lecteur du monde du texte, c’est-à-dire, une constitution du soi. Le Soi est le sujet de la lecture ou de l’explication. L’explication d’un texte, selon Alain Thomasset, est la médiation de la réflexion d’un sujet sur lui-même. Interpréter, c’est en définitive vaincre la distance culturelle et faire sien ce qui était d’abord étranger, c’est se comprendre devant le texte car nous n’avons accès à ce qui compose le Soi que par l’intermédiaire de leur mise en langage dans la littérature. Constituer le sens c’est aller vers la rassemblance de soi, c’est se recoller ; c’est, comme dirait Ricœur, prendre le chemin de pensée ouvert par le texte et se mettre en route vers l’orient du texte. Toute herméneutique textuelle a pour point de chute une herméneutique du Soi qui vient à la lecture.

Emmanuel AVONYO, op

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La phénoménologie ontologique d’Edmund Husserl

L’Atelier des concepts, par Emmanuel AVONYO, op

Semaine du 01 mars 2010

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Dans son article sur l’ontologie publié dans l’Encyclopédie française, Paul Ricœur affirme que la phénoménologie a ouvert une nouvelle voie d’accès à l’ontologie. Par phénoménologie, il entend la science descriptive des traits essentiels de l’expérience prise dans son intégralité, la science qui décrit les apparences ou les apparitions. Il définit l’ontologie comme la doctrine ou la théorie de l’être en tant qu’être. Voici quelques unes des questions qui traversent cette réflexion : existe-t-il une ontologie dans la phénoménologie de Husserl ? Quelle place faut-il réserver à la question de l’existence dans l’ontologie qui procède de la phénoménologie ?

Paul Ricœur se pose la question de savoir si la phénoménologie de Husserl n’est pas un effort de quarante ans pour supprimer l’ontologie au sens classique comme au sens post kantien. Ricœur rapporte les résultats d’une enquête menée par Pierre Thévenaz sur Husserl et sa descendance spirituelle. La conclusion de cette étude est que le vœu d’une philosophie sans ontologie serait le pathos de la méthode husserlienne. Quoi qu’il en soit réellement du statut de la phénoménologie existentielle de Husserl, ce qui intéresse de plus près notre propos, c’est le fait que « l’œuvre de Husserl accuse une inflexion existentielle de la phénoménologie transcendantale » lors de son ouverture à l’ontologie du monde de la vie.

LIRE LA SUITE >>> LA PHENOMENOLOGIE ONTOLOGIQUE DE HUSSERL

08/03/10 >>> LE VISIBLE INVISIBLE >>>

22/02/10 >>> EXISTENCE ENTRE PHENOMENOLOGIE ET ONTOLOGIE

12/10/09 >>> ONTOLOGIE ET PHENOMENOLOGIE >>>

15/11/10 >>>L’IDEE DE LOGIQUE DE L’EXPERIENCE DANS LA  PHENOMENOLOGIE D’EDMOND HUSSERL >>>



Pensée du 28 février 10

« Il n’existe un même, certain d’être comme il est, que si peut exister au moins un autre que le même n’est pas, mais auquel il ne cesse de renvoyer comme à ce dans quoi il paraît. »

DIBI KOUADIO AUGUSTIN, L’Afrique et son Autre, la différence libérée.

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GRILLE DE LECTURE

Le même n’est pas l’autre mais, de ne pas l’être, il le nécessite afin d’être tel qu’il est. On pourrait se demander ce que serait la vie, sans la possibilité de l’autre en général. Rien, dans ces conditions, n’aurait pu exister. Exister renvoie à l’idée d’être venu au jour, de se tenir hors de, en un mot, d’être né. Etre né ne suggère-t-il pas le fait de s’être, au moins, distingué de quelque chose ? En un sens métaphysique, l’existence n’implique-t-elle pas la pure possibilité de l’être deux ?

Vivre c’est vivre-avec, être c’est être-avec. Avec qui pourrait-on être sinon l’autre ? Je ne peux dire Je qu’à partir du moment où je me trouve en face d’un Tu. La constitution d’autrui ne vient pas après celle de mon corps, autrui et mon corps naissent ensemble de l’extase originelle. Nous appartenons à une seule corporéité, à un seul Etre. L’autre me révèle ma singularité existentielle. Le même est même par rapport à l’autre. Ce que je perçois d’abord, c’est une autre sensibilité, et, à partir de là seulement, un autre homme et une autre pensée. L’autre est un absolu qui vient à moi, mais lui et moi sommes comme les organes d’une seule intercorporéité. Autrui m’apparaît donc par extension de cette comprésence.

Mervy Monsoleil AMADI, op

Pensée du 27 février 10

« Je suis un gardeur de troupeaux. Le troupeau, ce sont mes pensées et mes pensées sont des sensations. Je pense avec les yeux et avec les oreilles et avec les mains et avec les pieds et avec le nez et avec la bouche. Penser une fleur c’est la voir et la respirer et manger un fruit c’est en savoir le sens. »

Fernando PESSOA, Le gardeur de troupeau.

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GRILLE DE LECTURE

Le gardeur est celui qui veille sur… ; garder c’est prendre soin de… Le poète nous invite aujourd’hui à prendre soin de nos pensées. Mais qui suis-je sinon mon corps ? L’appel à être le gardeur de mes pensées n’est-il pas une subtile invitation à considérer l’aspect corporéitique de mes pensées ? Nous pensons que cette hymne poétique est une description de la vie, de l’exister, de la présence et de l’absence, du métissage du corps et de l’esprit. Elle nous rend à nous-mêmes au gré de nos errances et de nos certitudes comme de nos projets, en ce qu’elle nous permet essentiellement de nous appartenir, en nous ouvrant à la complexité vécue de notre lien charnel avec le monde et les choses.

Il n’y a pas de pensée sans corps ni de corps sans pensée. Le rapport entre la pensée et le corps n’est pas dialectique mais chiasmatique ; ils s’imbriquent, s’enjambent et s’enveloppent. L’entrelacs du corps et de la pensée permet à l’esprit humain de scruter dans le sensible le sens des choses qui s’offrent à lui. A travers la corporéité de la pensée, l’esprit se sensibilise et le corps se spiritualise. D’un point de vue phénoménologique, l’esprit et le corps sont inséparables. Tout se passe comme si les choses étaient des fruits dont la peau retenant captive la pulpe, tout en annonçant au-dehors la suavité de sa chair, elle-même ramassée autour de son centre qu’est l’amande.

Mervy Monsoleil AMADI, op

Pensée du 26 février 10

« L’homme moderne ne cherche plus à se conformer à un ensemble de règles préétablies et fixées définitivement ; il se comprend plutôt comme étant appelé à se définir lui-même et à créer son propre avenir. »

Jean-Marie Aubert, La morale

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GRILLE DE LECTURE

Les lois, qu’elles soient positives ou morales, sont considérées par l’homme moderne comme une oppression, un viol de sa conscience libre. Chacun aurait aimé, sinon définir librement les lois qui lui conviennent, du moins être libre de se soumettre ou pas à une loi que la société lui lui ordonne de respecter. Cet affranchissement vis-à-vis des normes est plus manifeste dans le domaine moral. Chacun doit être  responsable de sa vie et de son avenir, affirme-t-on souvent, et pour une juste raison. Jean-Paul Sartre confirme bien cette tendance moderne du relativisme moral et de rejet de l’ordre préétabli. Ma liberté, écrivait-il dans L’être et le néant, n’est pas une quantité surajoutée ou une propriété de ma nature ; elle est exactement l’étoffe de mon être.

L’homme est une liberté à l’état pur, il est même condamné à la liberté.  Et pendant qu’il purge sa liberté, il est absolument sa propre norme. Ainsi, de nos jours, observe Jean-Marie Aubert, le langage populaire oppose volontiers l’idée de « morale » et celle de la « liberté ». C’est même un des aspects importants de l’humanisme qui caractérise l’homme moderne. Depuis l’impératif catégorique de Kant, la morale est réduite à un tissu de contraintes aliénant la liberté de l’homme. Le rejet de la primauté du pouvoir politique et l’exaltation de la liberté individuelle sont des corollaires majeurs du rejet des normes établies. Jean-Marie Aubert note que malgré le discrédit dans lequel sont tombées les règles préétablies, notre époque est marquée par un appel éthique. Selon lui, un puissant mouvement traverse nos sociétés, celui des revendications qui sont toutes d’ordre éthique et moral. Ce mouvement s’exprime dans les révoltes contre les injustices.

Tous les hommes, quelle que soit leur conception de la vie éthique et politique, aspirent vers plus de justice, de respect de la dignité humaine, entre individus, classes ou nations. Loin de verser dans l’immoralité ou l’indifférence morale, les mouvements les plus significatifs de notre temps manifestent la reconnaissance la plus spectaculaire du besoin de règles éthiques et morales qui soient au service réel de l’homme. Car, l’idée même de justice sociale n’a de sens que par une régulation rationnelle et contraignante des rapports humains. Cela n’étonne pas si on tombe d’accord que tous les hommes partagent la même condition et qu’une approche normative de l’agir humain ne fait que répondre à l’aspiration de l’homme à un bien être intégral. De là, les normes, loin de disloquer l’étoffe de l’être homme, seraient la mise en pratique des exigences du métier d’homme.

Emmanuel AVONYO, op

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